mardi 24 novembre 2009

Santiago et Valparaiso, Chili, par Nat

Nous sommes arrivés à Santiago du Chili le 6 novembre dans l'après midi. Au cours de notre long trajet de bus depuis Cordoba (18h) nous avons eu la chance de voir l'Aconcagua (6962m, le plus haut sommet du continent américain et de l'hémisphère sud) sans le moindre nuage! Nous nous souviendrons aussi de ce petit contre-temps d'une heure au passage de la frontière argentino-chilienne parce qu'un passager de notre bus avait malencontreusement gardé 2 oranges avec lui et devait donc payer immédiatement une amende de 150 euros. Il est interdit de faire entrer le moindre produit d'origine végétale ou animal au Chili et les douanes chiliennes ne rigolent pas avec cela: amende immédiate depuis 2006!

La capitale chilienne est assez agréable: un centre historique, des parcs agréables, un musée de l'histoire du Chili très intéressant, de bonnes spécialités de poissons et fruits de mer.


Santiago


Nous avons profité du beau temps pour aller visiter la ville portuaire de Valparaiso. Un peu déserte le dimanche de notre passage, Valparaiso n'en était pas moins sympathique avec ses maisons colorées et son port aux conteners multicolores.

Prochaine étape: l'île de Pâques.

Valparaiso

jeudi 19 novembre 2009

Cordoba, Argentine, par Ju

Je ne sais pas quelle est la probabilité de se faire piquer par une abeille dans une ville, mais elle ne doit pas être très élevée. Quant à la probabilité pour que 2 personnes données se fassent toutes les 2 piquer par une abeille à 1 jour d'intervalle dans une même ville, elle doit être infime. Et bien voila ce que nous garderons comme souvenir de Cordoba: Nat piquée sur un bras par une abeille dans un parc de Cordoba, moi piqué dans le dos par un insecte à dard non identifié dans le terminal de bus de Cordoba le lendemain... Nat avait pourtant prévu toutes les situations possibles et imaginables avant de partir en tour du monde: piqûre de moustique porteur du parasite du paludisme ou de la dengue, morsure par un chien enragé, piqûre de serpent, piqûre d'araignée, morsure de requin... mais elle n'avait pas pensé au complot des abeilles de Cordoba!

Malgré ces petits incidents, nous sommes restés à Cordoba quelques jours. C'est une très jolie ville universitaire avec de nombreux bâtiments historiques, des quartiers très animés et une vie culturelle très riche. Nous avons visité plusieurs musées et monuments (musée des beaux-arts, musée d'art contemporain, université de Cordoba, bâtiments jésuites, églises) et beaucoup flâné dans les rues.

Prochaine étape Santiago du Chili.

Cordoba

mercredi 18 novembre 2009

Colonia et Montevideo, Uruguay, par Ju

Durant nos trois jours passés à Buenos Aires, le ciel n'a pas cessé de simuler les prémices d'un déluge: ciel bas, nuages noirs, atmosphère pesante. Parfois, on a l'impression que le ciel prend un malin plaisir à résister le plus longtemps possible à son désir de déverser ses trombes d'eau sur nos têtes. Lorsque nous avons pris le bateau le 31 octobre au matin pour traverser le rio de la Plata et rejoindre la ville de Colonia en Uruguay, le ciel n'était clairement pas engageant. Mais ce n'est que lorsque nous avons posé le pied sur le sol uruguayen que le ciel nous a balancé sur la tête tout ce qu'il avait accumulé depuis 4 jours: trombes d'eau, éclairs, tonnerre, rafales de vent... Mais cela ne nous a pas empêché de visiter la ville de Colonia! Il faut dire que le centre historique n'est pas bien grand: trempés jusqu'aux os avec le vent dans le dos, nous en avons vite fait le tour! Colonia a été fondée en 1680 par les portugais sur les bords du rio de la plata. Faisant face à Buenos Aires fondée par les espagnols, Colonia n'a cessé pendant plus d'un siècle de passer alternativement aux mains des espagnols ou des portugais. Nous avons passé une nuit à Colonia, le temps de sécher, puis nous sommes allés à Montevideo.

Colonia

Montevideo... pas grand chose à dire. Ce n'est pas une ville qui marque les esprits par sa beauté. Nous y étions un dimanche et un lundi férié, et les rues étaient plutôt calmes, très calmes. Ah si, il y avait beaucoup de chiens et de chats abandonnés dans les rues (une caractéristique commune à toutes les villes que nous avons visitées en Argentine et surtout au Chili): ça faisait un peu d'animation! Notre auberge était à l'image de la ville: tranquille, très tranquille. C'était une auberge familiale très sympathique qui se relevait à peine du cataclysme qui venait de la frapper: une équipe de rugby venue d'Argentine avait séjourné plusieurs jours dans l'auberge, et la veille de notre arrivée, les joueurs avaient eu la brillante idée de faire un petit apéro à l'auberge avant d'aller faire la fête dans un bar de la ville... finalement le petit apéro s'était terminé à 4h du matin! Lorsque nous sommes arrivés à l'auberge, l'équipe de rugby était déjà repartie pour l'Argentine, mais nous avons compris que les troisièmes mi-temps étaient ici aussi des modèles de sobriété et de finesse: cadavres de bouteilles sur le sol, mobilier fracassé, réserves du bar à leur niveau d'étiage (toutes les réserves de bière et de vin de l'auberge avaient été vidées).

A part ça, nous avons fait, une fois n'est pas coutume, quelques photos volées dans les rues de Montevideo (cf diaporama). En Argentine ou en Uruguay, beaucoup de gens se baladent dans les rues avec une bouteille thermos calée sous un bras et une calebasse (sorte de tasse) contenant une bombilla (sorte de cuillère/paille) dans une main. Ce sont les accros au mate de yerba, une infusion très appréciée dans ces deux pays. Ils trimbalent ainsi constamment leur attirail complexe, pour pouvoir siroter leur infusion à tout moment. Très drôle!

Montevideo

Buenos Aires, Argentine, par Nat

Le 27 octobre au soir, nous quittons Encarnacion en bus de nuit pour Buenos Aires. Un trajet de bus de 12h, la routine. Le bus est confortable et le repas est inclus. Mais au lieu d'être servi dans le bus, le repas est servi dans un restaurant de la compagnie de bus. L'affaire est rodée: on nous fait rentrer bus par bus dans le restaurant où des serveurs en nœud papillon nous placent et nous servent sans perdre une minute. Ce n'était pas de la grande cuisine mais le service était aussi impeccable qu'inattendu!

Buenos Aires! Nous arrivons dans cette grande capitale sud-américaine le 28 octobre au matin. Buenos Aires est une capitale très dynamique où il est difficile de s'ennuyer tellement il y a de choses à faire: musées, galeries d'art, théâtres, spectacles et surtout tango! Nous avons beaucoup aimé cette ville: son atmosphère, ses quais le long du Rio de la Plata, ses parcs, ses musées et ses petits restos conviviaux. Nous ne sommes restés que 3 jours mais nous y reviendrons puisque c'est à Buenos Aires que s'achèvera notre long voyage. Nous avons assisté à une petite représentation de tango dans un restaurant mais nous n'avons pas encore été dans une milonga, endroit où se retrouvent les portenos (habitants de Buenos Aires) pour danser le tango toute la nuit. On se réserve cela pour la fin du voyage.

Buenos Aires

mardi 17 novembre 2009

Encarnacion, Paraguay, par Nat

Nous quittons Puerto Iguazu le 26 octobre dans la matinée. En chemin vers Buenos Aires, nous faisons une halte d'une journée au Paraguay, à Encarnacion, pour aller visiter les ruines de deux missions jésuites: Trinidad et Jésus.

Au début du XVIIème siècle les jésuites se sont installés dans la région (nord-est de l'Argentine et Paraguay) dans un but d'évangélisation des communautés indigènes. Les jésuites devenant trop puissants aux yeux de la couronne d'Espagne, ils furent expulsés de la région à la fin du XVIIIème siècle.

Encarnacion

lundi 9 novembre 2009

Vidéos Iguazu, Brésil et Argentine

Ceux qui ont été au Futuroscope de Poitiers se souviennent certainement du cinéma 360deg où était projeté un film sur les chutes d'Iguazu. Nos vidéos sont un peu moins spectaculaires!

Du coté brésilien:






Du côté argentin:

Les chutes d'Iguazu, Brésil et Argentine, par Ju

La rivière Iguaçu prend sa source près de la côte atlantique, dans le sud-est du Brésil. Le relief lui impose un cours assez étonnant: au lieu de couler vers l'est en direction de l'Océan Atlantique, la rivière Iguaçu s'enfonce d'abord à l'intérieur des terres, en direction de l'ouest, avant de bifurquer vers le sud. Elle passe ensuite sur le territoire argentin et se jette finalement dans le fleuve Parana qui finit sa course à Buenos Aires dans l'Océan Atlantique. Au niveau de la frontière entre le Brésil, l'Argentine et le Paraguay, le rio Iguaçu présente une des merveilles naturelles de l'Amérique du sud: les chutes d'Iguaçu. Hautes d'environ 60m en moyenne, ces chutes impressionnent surtout par leur nombre: au milieu de la forêt tropicale, elles forment un front impressionnant de plus de 3km.

Les chutes d'Iguaçu se visitent du côté brésilien et du côté argentin, et de chaque côté les aménagements pour les visiteurs sont très audacieux: passerelles surplombant les chutes, passerelles au pied des chutes, tours en bateau, tours en hélicoptère... Lors de notre visite la rivière Iguaçu était en crue, et il ne manquait que quelques centimètres pour que certaines passerelles soient interdites d'accès (à certains endroits, l'eau nous léchait les pieds...). Le spectacle fut d'autant plus fascinant: gigantesques, puissantes, indomptables, monstrueuses, effrayantes... voilà comment nous pourrions décrire les chutes lorsque nous les avons vues pour la première fois, du côté brésilien.

Nous avons débarqué le 23 octobre au matin à Foz do Iguaçu, une petite ville brésilienne qui ne mérite que d'être traversée, à quelques km des chutes. Malgré la fatigue du voyage (24h de bus depuis Rio de Janeiro), nous avons, l'espace d'une journée, retrouvé la fougue de nos premiers mois de voyage et la boulimie de visite qui rendait nos journées en Asie interminables. Nous avons ainsi brillamment enchainé bus et passage de frontière avec l'efficacité et la rapidité qui furent jadis notre quotidien (mes parents doivent encore faire des cauchemars de leurs 1ers jours en Thailande avec nous). Ça a donné ça: arrivée à Foz do Iguazu, bus pour le centre ville de Foz do Iguaçu, bus pour l'entrée du parc des chutes d'Iguaçu, dépôt de nos gros sacs dans une consigne, bus pour les chutes d'Iguaçu, 2h à admirer les chutes sur un petit sentier de 1km, retour en bus à l'entrée du parc, bus pour Foz do Iguaçu, bus pour le poste frontière brésilien, tampon de sortie du Brésil, bus pour le poste frontière argentin, tampon d'entrée en Argentine, bus pour Puerto Iguazu (le «z» remplace le «ç» en espagnol) en Argentine, hôtel, manger, dodo. Fin du 1er épisode.


Iguazu Brésil


Le lendemain, la malédiction de Rio de Janeiro s'abat sur nous. Une tempête éclate: trombes d'eau, violentes rafales de vent, orage. Rapidement, les rues sont inondées et jonchées d'arbres déracinés. Nous restons cloîtrés à l'hôtel toute la journée, craignant que le mauvais temps ne s'éternise ou que le niveau du rio n'augmente encore et ne contraigne les rangers à interdire l'accès aux passerelles. Heureusement le lendemain, le soleil brille et toutes les passerelles sont ouvertes. Nous passons la journée à visiter les chutes du côté argentin (le parc est beaucoup plus étendu du côté argentin que du côté brésilien). Tandis que le côté brésilien offre une superbe vue d'ensemble sur les chutes, du côté argentin, on est beaucoup plus près des chutes. Une approche beaucoup plus intimiste des chutes... c'est-à-dire beaucoup plus humide!


Iguazu Argentine

Ecole de samba à Rio de Janeiro, Brésil

Quelques vidéos que nous avions oubliées de mettre en ligne:







jeudi 5 novembre 2009

Rio de Janeiro, le retour, Brésil, par Ju

Il n'était pas envisageable de quitter le Brésil sans avoir pu admirer Rio de Janeiro depuis le sommet de la colline du Corcovado, là où se trouve la statue du Christ Rédempteur. Téméraires, nous avons donc décidé de repasser par Rio avant de descendre dans le sud. Pour cela, il nous a fallu endurer 2 jours et 2 nuits de bus pour rejoindre Rio depuis Lençois. 2 jours et 2 nuits de bus à la poursuite d'une chimère, c'est long, c'est fatigant, c'est pénible. Lorsque nous débarquons à Rio le 21 octobre à 5h du matin, l'oeil livide, l'haleine fétide et les jambes fébriles, nous restons un moment perplexe. Le soleil est noyé dans les nuages, mais les nuages sont hauts. Nous retournons dans le même hôtel miteux à Copacabana, sautons dans un bus qui nous dépose au pied du Corcovado et scrutons le ciel. Pas très engageant mais nous tentons le coup. Au sommet, c'est un désastre! On ne voit rien, il pleut et il y a du vent! Désespérés et congelés, nous attendons plus d'une heure au sommet... jusqu'à ce qu'enfin les nuages se dissipent. Ça valait le coup de s'acharner car la vue est superbe.
Départ le lendemain matin pour les chutes d'Iguazu: 24h de bus, la routine!


Rio de Janeiro II

Lençois, Brésil, par Nat

Nous quittons Salvador le 15 octobre en bus de nuit pour rejoindre le petit village de Lençois qui se trouve aux portes du parc national de la Chapada Diamantina. Nous n'avons que 7h de bus et à peine installés sur nos sièges, nous nous endormons profondément. Mais à 4h du matin, alors que Juju est en plein sommeil, un arrêt imprévu qui s'éternise anormalement me réveille avec un sentiment désagréable de déjà vécu. Le bus ne serait-il pas en panne? Qu'est ce que tu vas encore t'imaginer me répond Juju avant de se rendormir... mais plus pour longtemps. Je jette juste un petit coup d'œil derrière les rideaux pour m'assurer que nous ne sommes pas perdus au milieu de nulle part: tout va bien, nous sommes dans une station service, fermée à cette heure de la nuit certes, mais qui dispose d'un magasin et d'un petit restaurant. A peine suis-je sur le point de me rendormir que les lumières du bus s'allument et le chauffeur nous annonce que le bus est en panne et qu'il va devoir aller chercher un autre bus. Nooooooooooon!!!! Une deuxième panne de bus en 3 semaines!! Heureusement, le Brésil n'est pas la Bolivie! Nous avons attendu sagement et sereinement notre chauffeur qui a tenu sa promesse en revenant nous chercher 3h plus tard avec un nouveau bus! Nous arrivons à Lençois dans la matinée et passons la journée à nous reposer et à nous balader dans les ruelles colorées de Lençois et ses proches environs.

Le parc national de la Chapada Diamantina doit son nom aux mines diamantifères qui ont été exploitées dans la région depuis la fin du 19ème siècle jusqu'au début des années 1990 (le parc a été déclaré parc national en 1985). Nous avons passé deux jours à découvrir le parc à pied et en voiture: hauts-plateaux, cascades, rivières. Un cadre très reposant que nous avons eu un peu de mal à quitter.


Lençois

lundi 2 novembre 2009

Salvador de Bahia, Brésil, par Ju

Après avoir passé 4 jours formidables dans la région de Recife, nous avons eu du mal à reprendre nos gros sacs à dos et à remonter dans un bus pour 13h de voyage jusqu'à Salvador. Salvador, que-dire? Un superbe quartier historique, un front de mer magnifique, une ambiance décontractée, une cuisine succulente, une culture d'une grande richesse... la routine brésilienne en fait!

La ville fut fondée par les Portugais en 1549. Elle se développa rapidement grâce, notamment, à la culture de la canne à sucre, et elle devint un important marché d'esclaves venus d'Afrique. Salvador fut ainsi un carrefour culturel singulier où se mêlèrent les influences européennes, africaines et amérindiennes. Les dominants (portugais) bien qu'inflexibles sur le plan politique, ne parvinrent jamais à imposer totalement leur culture et à anéantir celles des dominés (amérindiens, africains), malgré l'ardeur de leurs "ambassadeurs culturels": propriétaires d'esclaves, propriétaires terriens, missionnaires. Parfois ils consentirent certains compromis culturels (syncrétisme religieux, certaines danses et musiques), souvent ils ne réussirent tout simplement pas à faire disparaître, malgré leur interdiction, des traditions ancestrales devenues les refuges spirituels des opprimés. Aujourd'hui Salvador est l'héritière de ce long brassage culturel qui a façonné la musique, la danse, la cuisine, la religion. Un soir, nous avons ainsi assisté à un très beau spectacle de danses (dont la fameuse Capoeira, mélange de danse et de combat) et de musique traditionnelles qui nous a parfois donné l'impression d'être dans un pays d'Afrique Noire.


Salvador