Affichage des articles dont le libellé est Pérou. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Pérou. Afficher tous les articles

jeudi 3 septembre 2009

Canyon del Colca, Pérou, par Ju

Après avoir choisi l'option grand luxe pour notre trek dans la Cordillère blanche (guide + ânes), nous avons décidé de faire un trek dans le canyon del Colca en solo. Le canyon del Colca est sensé être le deuxième canyon le plus profond du monde. Mais on commence à se méfier avec les superlatifs des guides de voyage: on a vu trop souvent le pont le plus long du monde, la rivière la plus longue du monde, la gare la plus haute du monde, le lac le plus haut du monde... Le canyon del Colca est également connu pour ses condors. Il s'agit d'un des derniers endroits où l'on est pratiquement assuré d'en voir. Après avoir glaner quelques informations sur internet, nous avons décidé de faire une boucle de 2 jours dans le canyon. Le départ de la rando est le village de Cabanaconde, à environ 6h de bus d'Arequipa. Les paysages sur la route Arequipa-Cabanaconde sont spectaculaires. On traverse un immense désert au milieu de montagnes et de volcans. La région est très aride, et le fond du canyon est un oasis de verdure. Au niveau de Cabanaconde, il y a un peu plus de 1000m de dénivelé entre le haut du canyon et la petite rivière au fond de celui-ci. Mais le canyon atteint par endroit une profondeur de plus de 3400m! La rando est finalement assez facile et courte. Partis au lever du jour de Cabanaconde pour éviter de marcher en pleine chaleur nous sommes arrivés au petit village de Tapay, notre première étape, vers 11h, beaucoup plus tôt que prévu. Du coup nous avons pu lézarder au soleil toute l'après-midi... Bien que le canyon soit très difficile d'accès, de nombreux petits villages s'accrochent à ses parois. A Tapay, les villageois sont presque autosuffisants: ils cultivent fruits et légumes, élèvent moutons, chèvres et vaches, et vendent une partie de leur récolte au marché de Cabanaconde (à 4h de marche minimum) pour s'acheter du sucre, de l'huile et du riz. Les perspectives de développement de cette région sont pratiquement nulles: région hyper aride, les quelques zones cultivables situées au fond du canyon sont trop inaccessibles pour que l'agriculture puisse y être développée à une échelle plus importante que celle de la cellule familiale. Le village de Tapay a l'électricité depuis un peu plus de 2 ans. Le lendemain nous partons de bonne heure pour terminer la rando avant midi. La dernière montée est assez rude mais la vue est spectaculaire. Nous passons le reste de l'après-midi à guetter les condors du haut des falaises. Le lendemain, retour à Arequipa.


Canyon del Colca

mardi 1 septembre 2009

Arequipa, Pérou, par Ju

Nous sommes arrivés à Arequipa le 16 août au matin. Arequipa est la deuxième ville du Pérou avec plus de 800 000 habitants. Elle n'a pourtant pas les allures d'une grande ville, si ce n'est que les quartiers défavorisés aux maisons en adobe s'étendent à l'infini, jusque sur les pentes des volcans qui entourent la ville. Ici, contrairement à Cuzco, pas de vestige d'une cité inca enfouie sous la ville coloniale: Arequipa fut fondée par les conquistadors espagnols en 1540. La place centrale entourée d'arcades est un des joyaux de la ville. Les rues du centre historique sont très belles, les maisons assez sobres du point de vue de l'architecture brillent par leurs couleurs: bleu, ocre, vert clair. Comme dans toutes les autres villes du Pérou, il y a des églises et des monastères à chaque coin de rue. Mais un bâtiment religieux sort clairement du lot: le monastère Santa Catalina. Construit en 1579, ce monastère occupe une superficie de plus de 2 ha et a accueilli jusqu'à 500 religieuses. C'est une ville dans la ville, avec des ruelles, des petites places et des jardins. Ouvert au public en 1970, le monastère n'accueille aujourd'hui qu'une trentaine de religieuses qui vivent toujours recluses dans une partie du monastère non accessible au public. Ce qui frappe le plus lorsque l'on se balade dans ce monastère, ce sont les couleurs des bâtiments (rouge et bleu) qui contrastent avec l'austérité de l'intérieur. En nous baladant dans les rues d'Arequipa, nous avons constaté que les gamins étaient très mal élevés. Par exemple, un bambin d'environ 6 ans m'a pointé du doigt au milieu de la rue et a crié « tiene mucho pelo », traduction « il a beaucoup de poils »... va falloir que je sorte mon rasoir.


Arequipa

Cuisine péruvienne, Pérou, par Ju

Même si la cuisine péruvienne n'est pas aussi fine que la cuisine asiatique, il faut reconnaître que nous nous sommes régalés au Pérou. Les soupes sont particulièrement réussies. Ce sont généralement des soupes de légumes avec des morceaux de pommes de terre, du blé, des pâtes ou de la quinoa, et un morceau de viande (souvent du poulet). Très copieux! Et puis au Pérou, il y a toujours un petit resto où l'on peut avoir un menu complet (soupe + plat principal + boisson) pour quelques soles. A midi, les plats sont souvent accompagnés d'un verre de chicha morada (maïs noir fermenté), et le soir d'une infusion de feuilles de coca ou d'une tisane à la camomille. Le plat le plus classique est le lomo saltado: du boeuf émincé revenu avec des oignons et des tomates, et servi avec du riz et des frites. En ce qui concerne les spécialités locales, nous avons beaucoup aimé la viande d'alpaga. C'est une viande très tendre qui a beaucoup de goût, sans que ce goût ne soit fort comme du chevreuil par exemple.

Machu Picchu, Pérou, par Nat

Le Machu Picchu est considéré comme l'un des plus beaux sites archéologiques d'Amérique latine. Afin de ne pas être déçus par les autres sites incas de la vallée sacrée, nous avons choisi de visiter les ruines du Machu Picchu en dernier. Le meilleur pour la fin!

La cité du Machu Picchu, située à 130km au nord-ouest de Cuzco, se trouve sur un site montagneux du versant oriental des Andes au commencement du bassin amazonien. La cité, entourée de forêt tropicale, a été construite au XVème siècle, à 2400m d'altitude, sur un promontoire rocheux qui relie les monts Machu Picchu et Wayna Picchu. Vous avez tous en tête la célèbre photo de la cité avec une très belle montagne en arrière plan? Et bien cette montagne est le Wayna Picchu et bien que son sommet semble inaccessible, les incas y ont édifié une partie de la ville qu'il est aussi possible de visiter. La montagne qui a donné son nom à la cité inca est celle qui se trouve en face du Wayna Picchu et que nous ne voyons pas sur les clichés les plus connus. Mais pour vous faire partager les faces cachées de la cité, nous avons pris plein d'autres prises de vue!

Abandonnée pendant des siècles et n'ayant jamais été mentionnée dans les écrits des conquistadores espagnols, l'existence des ruines a été révélée au grand public en 1911 par l'historien américain Hiram Bingham. Bien que l'existence des ruines ait été connue localement (2 familles de paysans péruviens vivaient juste à côté des ruines, lesquelles étaient recouvertes par la végétation tropicale), la découverte scientifique des ruines a été attribuée à Hiram Bingham qui fut le premier à reconnaître l'importance des ruines et à les étudier. La découverte scientifique des ruines du Macchu Picchu remonte donc au 24 juillet 1911, jour où Hiram Bingham mit les pieds sur le site accompagné de ses guides péruviens.

On ne sait pas grand chose sur les fonctions de cette cité (centre religieux, résidence de l'Inca) mais la ville est organisée en 2 parties distinctes: le sud de la cité est couvert de terrasses agricoles et le nord abrite le temple du soleil (temple présent dans chaque cité inca, le soleil étant la principale déité), un palais et des habitations.

Le site est inscrit au patrimoine mondial de l'humanité depuis 1983 et reçoit environ 400 000 touristes par an. Actuellement, il serait menacé par une trop grande fréquentation et certains craignent des glissements de terrain sur le mont Wayna Picchu. C'est pourquoi, sur les 1000 visiteurs journaliers en moyenne, seuls 400 sont autorisés à gravir le Wayna Picchu! Quand on sait que le sommet du Wayna Picchu offre une vue imprenable sur la cité et sur la vallée en contrebas, on ne peut que souhaiter faire partie de ces 400 chanceux! Mais comment cela se passe-t-il? Très simple: premiers arrivés premiers servis! Et comme beaucoup de touristes ont la même idée, et bien il faut se lever tôt, très tôt afin d'arriver bien avant l'heure d'ouverture du site pour s'assurer sa place au Wayna Picchu. L'accès au Machu Picchu se fait soit par le village d'Aguas Calientes (accessible uniquement par voie ferroviaire, aucune route ne mène à Aguas Calientes), soit à l'issue d'une randonnée de 4 jours sur le chemin des incas qui mène à la cité du Machu Picchu (mais comme seuls 500 permis d'entrée sur le chemin des incas sont délivrés chaque jour, il est impératif de réserver son trek plus de 3 mois à l'avance). L'option randonnée sur le chemin des incas n'ayant pas été possible pour nous, nous n'avons pas eu d'autres choix que de nous rendre en train à Aguas Calientes. Et là c'est la douche froide! Les tarifs des trains pour les voyageurs étrangers sont indécemment chers! Pour réduire les frais, au lieu de prendre le train depuis Cuzco, nous l'avons pris depuis Ollantaytambo (à mi-chemin entre Cuzco et Aguas calientes) juste après notre visite du site inca de Ollantaytambo. Le trajet dure 2h pour 60km et en réussissant à avoir les tarifs les plus bas, notre aller/retour nous est revenu à 45 euros/pers! Prix exorbitant quand on sait qu'en bus au Pérou, on fait le même trajet aller/retour pour 2 euros! Mais ce n'est pas tout, les tarifs d'entrée du Machu Picchu (valable un seul jour) viennent tout juste de doubler et sont clairement exorbitants pour les étrangers: 32 euros tarif normal, 16 euros tarif étudiant! Sans compter le train, le Machu Picchu est ainsi le site le plus cher que nous ayons visité au cours de nos voyages! Pour vous mettre en tête quelques références, une entrée au Taj Mahal coûte 12euros, une entrée pour un jour à Angkor (qui s'étend sur un rayon de plus de 50km) coûte 15euros, une entrée à la Cité interdite de Pékin coûte 6euros et une entrée au site maya de Tikal au Guatemala coûte 12euros.

Nous sommes arrivés à Aguas Calientes en fin de soirée le 11 août. Le Machu Picchu se trouve 400m plus haut à 8km d'Aguas Calientes. Un service de bus fait la navette entre Aguas Calientes et le Machu Picchu pour 5,5euros l'aller (encore un prix exagérément cher) mais le premier bus ne part qu'à 5h30 du matin. Oui vous l'avez compris, le premier bus dépose les touristes à l'entrée du site seulement 10 min avant l'ouverture des portes et à cette heure-ci il y a déjà beaucoup de monde. Gravir le Wayna Picchu ça se mérite et nous décidons de faire le trajet Aguas Calientes/ Machu Picchu à pied et de nuit, comme la plupart des jeunes! La nuit a été courte. Nous avons quitté Aguas Calientes à 3h50 du matin pour entamer notre montée au Machu Picchu. On vous rassure, contrairement à notre rando de nuit au Bromo à Java, le parcours est très bien fléché: 2km sur du plat puis 400m de dénivelé à gravir. Nous sommes arrivés à l'entrée au bout d'1h après avoir doublé une 12aine de personnes mais malgré tout une 50aine de personnes était déjà là. Certains étaient partis d'Aguas Calientes à 1h30 du matin! A l'arrivée, c'est l'euphorie générale, ça rigole, ça casse croûte... et dès que les gardiens arrivent pour l'ouverture des portes à 6h du matin c'est l'anarchie: bousculade, resquille, chahut... ceux qui ont déjà leurs tickets comme nous gagnent un peu de temps. Une fois les portes d'entrée franchies, il faut encore courir jusqu'au Wayna Picchu pour avoir sa place pour la montée. A 6h du matin, la brume recouvre le site et on distingue à peine les ruines, mais de toute façon nous n'avons pas le temps de regarder les ruines tant que nous n'avons pas nos places pour le Wayna Picchu! Tout le monde court, certains manquent même de tomber pas terre. Il y a 2 créneaux horaires pour monter au Wayna Picchu, chacun de 200 personnes: un à 7h quand la brume n'est pas encore tout à fait dissipée et un à 10h. Inutile de vous dire que la majorité des gens préfère celui de 10h. Pour nous, pas de soucis, nous avons été assez rapides pour obtenir celui de 10h. Youpi! Nous pouvons commencer à visiter les ruines tranquillement. Le site est grand et surtout il n'y a pas de répit pour les gambettes: ça grimpe! Afin de voir la cité sous différents points de vue, nous avons emprunté le chemin des incas jusqu'au temple de Intipunku qui se trouve à quelques minutes de marche de la cité. La brume matinale confère au site une atmosphère particulière qui incite à la contemplation. Nous avons passé plus d'une heure à contempler les ruines sous leur angle le plus connu avec le Wayna Picchu en arrière plan. Un moment inoubliable! A 10h, nous sommes partis gravir le Wayna Picchu. Il nous aura fallu une demi-heure pour arriver au sommet à un rythme bien soutenu. Ça grimpe sec et heureusement que nous avons outrepassé certaines des interdictions du site. Figurez vous qu'au Machu Picchu, il est interdit d'emporter de la nourriture ou des bouteilles d'eau! Pour une fois, et comme la majorité des visiteurs, nous avons fait fi de cette interdiction stupide en raison des efforts physiques à fournir lors de la visite! Hors de question de monter le Wayna Picchu sans eau et sans rien à grignoter! Au début de la montée du Wayna Picchu, des bouteilles d'eau de 500ml sont vendues 8 soles (2 euros!) alors que le tarif normal d'une bouteille de 2,5L est de 2,5 soles (moins d'un euro)! Très culotté tout de même! La vue depuis le sommet est splendide: une vue plongeante sur la vallée du rio Urubamba en contrebas et une vue atypique sur la cité et le mont Machu Picchu! L'après midi, nous avons fait une visite détaillée de tous les édifices du site.
Nous n'avons pas pris de guide car le prix demandé d'au moins 20 euros est démesuré face à la qualité générale des guides. Au lieu de cela, nous avons acheté un petit livre explicatif: c'est moins cher et plus fiable! Nous avons fini la visite vers 16h peu de temps avant la fermeture et contrairement à ceux qui ont craqué sur le bus navette, nous avons repris nos escaliers du matin pour rentrer à Aguas Calientes à pied et à cours d'eau... nous n'avions plus d'eau pour la descente et il était hors de question d'acheter la petite bouteille d'eau sur le site, par principe! Inutile de vous dire qu'à notre arrivée à Aguas Calientes nous nous sommes descendu 1,5L d'eau en 5min et nous n'avons pas fait long feu le soir. La journée aura été inoubliable.

Nos impressions: le site est spectaculaire et correspond vraiment à l'idée que l'on s'en fait. Les édifices sont bien conservés. C'est un des plus beaux sites que nous ayons visité mais nous devons admettre que les cités incas ne fascinent ni par leur architecture, très sobre, ni par la décoration de leurs édifices qui est souvent inexistante. Hormis leur emplacement, les cités incas se ressemblent toutes. En Amérique centrale (plus particulièrement Mexique et Guatemala), les cités mayas, aztèques, zapotèques et téotihuacan subjuguent par la beauté et la variété de l'architecture de leurs édifices ainsi que par les décorations de leurs édifices (temples ou palais) dont les fresques murales (bas-reliefs et/ou peintures) racontent souvent un bout d'histoire de ces civilisations. Et rajoutons que ces civilisations d'Amérique centrale sont soit antérieures soit contemporaines aux incas. De même, en Asie, souvenez vous de la créativité architecturale et de la finesse des bas-relief et fresques de certains temples en Inde (les temples hindous érotiques de Khajuraho, Xème au XIème siècle) et des constructions khmers telles que les temples d'Angkor (du IXème au Xvème siècle).


Machu Picchu

samedi 22 août 2009

Cuzco, Pérou, par Ju

Cuzco est souvent considérée comme l'une des plus belles villes coloniales d'Amérique du sud. Capitale de l'empire inca, elle fut en grande partie détruite par les conquistadors espagnols en 1534 qui, en bons sauvages, reconstruisirent la ville selon leurs goûts. Le centre ville de Cuzco est ainsi une succession d'églises et d'hôtels particuliers, quadrillée par de grandes avenues pavées et de petites places qui permettent de prendre un peu de recul et donnent à cet ensemble de monuments imposants un aspect assez aéré. Cependant, certains vestiges de l'époque inca sont toujours visibles, en particulier de nombreux murs de pierre aux allures de puzzle géant que les espagnols ont conservés et sur lesquels repose la majorité des bâtiments de l'époque coloniale. A mesure que l'on s'éloigne du centre ville, les rues se rétrécissent, les pentes s'accentuent, les maisons se font plus basses, moins luxueuses et plus uniformes. Évidemment Cuzco est un lieu hautement touristique. D'une part parce que la ville est superbe du point de vue de l'architecture, d'autre part parce que la région de Cuzco regorge de richesses archéologiques. Heureusement la ville est tellement belle que l'on fait facilement abstraction des guignols qui se baladent dans les rues déguisés en inca, des lamas avec des pompons aux oreilles (que Nat a quand même trouvés mignons...), des centaines de magasins pour touristes qui proposent les mêmes produits artisanaux, des sollicitations incessantes pour des tours organisés ou des massages, des restos aux menus touristiques aux prix indécents, des touristes anglophones qui ne comprennent pas que l'anglais n'est pas la langue officielle du Pérou, des péruviens qui rentrent dans leur jeu et nous adressent la parole en anglais, de tous les touristes qui arborent les mêmes bonnets à pompons (ceux que l'on va nous aussi ramener du Pérou mais que l'on n'ose pas porter ici!). En revanche, les musées de Cuzco que nous avons visités nous ont laissé perplexes. Par exemple, le musée d'art contemporain de Cuzco est sans doute le seul musée au monde dont les quelques oeuvres sont en vente! A l'entrée de chacune de ses 2 uniques petites salles, un panneau indique la taille et le prix des oeuvres. Quand le musée devient un magasin de souvenirs haut de gamme! Quant aux musées d'histoire (musée d'histoire régional et musée du site de Qorikancha), non seulement les collections sont insignifiantes, ce que le prix d'entrée ne suggère pas, mais de nombreuses pièces sont exposées sans la moindre légende. Très frustrant! Il faut d'ailleurs avouer que de façon générale nous avons été extrêmement frustrés au Pérou du faible nombre d'objets exposés dans les musées. C'était le cas à Lima et ce fut le cas à Cuzco et sur tous les sites archéologiques que nous avons visités. Bien sûr les richesses des incas ont largement été pillées: par les espagnols d'abord, qui n'ont eu aucun remord à faire fondre tous les objets contenant de l'or et de l'argent pour récupérer les précieux métaux, par les trafiquants d'antiquités ensuite. Mais cela n'explique pas tout et il nous a semblé que peu d'effort était fait pour mettre en valeur les objets qui subsistent. Et puis petit à petit, au fur et à mesure que l'on visitait des sites archéologiques, un doute nous a assailli: l'institut national culturel du Pérou, l'organisme qui gère la grande majorité des sites archéologiques au Pérou, ne prendrait-il pas les touristes pour des vaches à lait? Car les sites archéologiques péruviens sont du point de vue des informations disponibles les pires sites que nous ayons jamais visités: malgré des prix d'entrée extrêmement élevés (32€ pour le Machu Picchu, 33€ pour le pass comprenant une dizaine de sites et musées de la région de Cuzco dont seuls 3 sont vraiment intéressants), pas de plan des sites à l'entrée (ni sur un panneau, ni sur un document papier), aucun panneau d'information, le nom des bâtiments ou des temples principaux ne sont mêmes pas indiqués! Quant aux guides qui proposent leurs services, l'étendue de leurs connaissances est malheureusement très aléatoire!

Voici la liste des sites que nous avons visité autour de Cuzco (le Machu Picchu fera l'objet d'un post à part):

- le site de Pisaq, citadelle spectaculaire construite sur des crêtes (à pied, il faut une bonne heure de marche sur un sentier très escarpé pour y accéder), célèbre pour ses cultures en terrasses et ses sépultures incas;

- le site de Tambomachay, petit, présente quelques fontaines et canaux hydrauliques, sans grand intérêt;

- le site de Puka Pukara, un ancien poste de garde qui domine la vallée;

- le site de Q'enqo, un sanctuaire où avait lieu des sacrifices rituels;

- le site de Saqsaywaman, une immense ruine sur les hauteurs de Cuzco, célèbre pour les immenses blocs de pierre dont sont constituées ses fortifications (certaines pierres pèsent plusieurs centaines de tonnes). Aujourd'hui il ne reste malheureusement que 20% de la structure d'origine, les conquistadors ayant utilisé les pierres pour construire de nombreux bâtiments de Cuzco. Le fort de
Saqsaywaman fut le théâtre de l'une des plus terribles batailles de la conquête espagnole. En 1536, un peu plus de 2 ans après la prise de Cuzco par Francisco Pizarro, Manco Inca se rebella, reprit le fort de Saqsaywaman et assiégea les conquistadors coincés dans Cuzco. Manco Inca était sur le point de vaincre les espagnols lorsque Juan Pizarro, un des frères de Francisco Pizarro et gouverneur de Cuzco, lança une dernière attaque désespérée avec une cinquantaine de cavaliers. Juan Pizarro fut tué lors de l'assaut, mais les espagnols parvinrent à reprendre Saqsaywaman, forçant Manco Inca et ses troupes à se replier à Ollantaytambo.

- le site d'Ollantaytambo, une imposante forteresse dominant un petit village datant de la période inca. Ollantaytambo fut l'un des rares endroits où les espagnols perdirent une bataille majeure. Après sa défaite à Saqsaywaman, Manco Inca se réfugia à Ollantaytambo. Hernando Pizarro, un des frères de Francisco Pizarro et nouveau gouverneur de Cusco après la mort de son frère Juan, lança une attaque afin de capturer l'Inca. Assaillis par une pluie de lances, de flèches et de rochers projetés du haut des terrasses de la forteresse, les hommes de Pizarro ne parvinrent pas à grimper jusqu'à la forteresse. Les incas inondèrent alors la plaine grâce à des canalisations et des réservoirs prévus à cet effet. Embourbés, les espagnols sonnèrent la retraite qui se transforma en déroute lorsque des milliers d'incas les poursuivirent dans la vallée. Mais la victoire des incas fut de courte durée, puisque peu de temps après les espagnols revinrent à l'attaque avec cette fois une cavalerie beaucoup plus importante et contraignirent Manco Inca à une nouvelle fuite.

- le site de Moray, fascinant. Il s'agit d'un ensemble de terrasses agricoles concentriques. Les incas auraient utilisé ses terrasses comme laboratoire pour déterminer les conditions optimales pour différentes cultures, chaque niveau de terrasse présentant un micro-climat particulier. Bon, nous on est sceptique sur cette théorie de laboratoire agronomique...

- les salines de Maras, spectaculaires. Des milliers de bassins tapissent une étroite vallée et permettent depuis l'époque inca l'extraction du sel. En amont, deux petits cours d'eau alimentent le réseau de bassins. Cette eau chaude s'est chargée en sel après une longue infiltration dans des couches sédimentaires riches en sel.


Cuzco

samedi 15 août 2009

Nazca, Pérou, par Ju

Ah les Nazcas! Qui n'est pas un jour tombé sur un reportage sur les énigmatiques et fascinants géoglyphes que les indiens nazcas ont tracés au milieu du désert?

La civilisation nazca s'est développée entre 200 et 700 AD dans une région semi-désertique située entre la Cordillère des Andes et l'Océan Pacifique. Pour faire face aux conditions climatiques très difficiles de cette région et notamment au manque d'eau, les nazcas, qui étaient un peuple essentiellement agricole, ont développé un réseau d'aqueducs de plus de 200 km permettant d'acheminer de l'eau depuis les contreforts de la Cordillère des Andes jusque dans les plaines arides où ils cultivaient notamment des pommes de terre et du maïs. Les aqueducs étaient principalement sous-terrains, et des puits en forme de spirale espacés de quelques dizaines de mètres permettaient d'accéder aux canaux et d'assurer leur entretien. Ces structures ont résisté au temps et aux nombreux tremblements de terre qui secouent régulièrement la région et sont toujours utilisées aujourd'hui pour l'agriculture: ils alimentent des bassins qui permettent d'irriguer les cultures lorsque l'unique rivière de la vallée est à sec, c'est-à-dire presque 6 mois par an. Comme souvent lorsque des civilisations disparaissent brutalement peu de temps après leur apogée, les causes de leur disparition ne sont pas parfaitement identifiées et résultent certainement de la conjonction de plusieurs facteurs: sécheresse persistante, tremblement de terre, perte de confiance dans les classes dirigeantes, montée en puissance d'autres civilisations...

Mais revenons aux géoglyphes car ce sont eux qui font venir les foules du monde entier et enflamment l'imagination. Ces géoglyphes, qui mesurent de quelques dizaines de mètres à plusieurs centaines de mètres, représentent des animaux (condor, colibri, araignée, singe) ou des formes géométriques (spirale, triangle). On en a dénombré plus de 350. Les géoglyphes ont été réalisés en grattant le sol et en dégageant du sol sablonneux et clair des roches volcaniques plus sombres. L'absence de végétation et le fait que les roches sont suffisamment grosses pour ne pas être emportées par le vent expliquent pourquoi les dessins sont toujours visibles aujourd'hui, plus de 1500 ans après. Quant à leur fonction, de nombreuses théories ont été proposées, sans qu'aucune ne fasse vraiment l'unanimité. Celles-ci vont des plus farfelues (piste d'atterrissage d'extraterrestres) ou plus complexe (calendrier astronomique). La théorie du calendrier astronomique fut longtemps acceptée comme la plus probable. Cette théorie fut développée dans les années 30 par une mathématicienne allemande qui a consacré la majeure partie de sa vie à l'étude de la civilisation nazca. Les geoglyphes formeraient un immense calendrier astronomique, chaque dessin correspondant à une étoile ou une constellation. Aujourd'hui, cette théorie est contestée, et la théorie la plus largement acceptée est celle selon laquelle les géoglyphes servaient de terrains rituels pour des cérémonies de l'eau et de la fertilité. Les géoglyphes seraient des emplacements et non des images: les lignes des géoplyphes seraient des chemins que les nazcas parcouraient de façon rituelle au cours de cérémonies religieuses (les géoglyphes ne sont en effet constitués que d'une seule ligne). Quant à la réalisation de ces dessins, les Nazcas auraient utilisé des cordes comme instruments de mesure et des pieux comme point de repère.

Pour pouvoir admirer ces géoglyphes, une seule solution: le survol de la zone dans un avion. Une plateforme permettant de voir 3 geoglyphes a également été installée, mais la vue est décevante, sans comparaison avec celle que l'on a du ciel. Mais voilà, le survol des lignes de Nazca a récemment connu quelques « petits incidents »: des incidents techniques ont obligé à plusieurs reprises des avions à des atterrissages forcés et un appareil s’est écrasé en avril 2008, tuant ses cinq passagers. Suite à cet accident, différentes commissions d'enquête et d'inspections ont permis de pointer certaines défaillances dans la sécurité des vols et de faire des recommandations. Aujourd'hui il semble que les conditions de vol se soient améliorées (enfin, c'est ce que j'ai dit à Natacha). Arrivés à 4h du matin à Nazca (bus de nuit depuis Lima) nous avons eu le temps de cogiter avant de prendre une décision. Nazca est un parfait exemple de ville sous perfusion touristique: la majorité des habitants de la ville vivent du tourisme et celui-ci ne s'est malheureusement pas développé de façon intelligente. Les arnaques y sont légions et il est souvent préférable d'éviter de passer par une agence pour effectuer une excursion dans la région: pour une prestation identique les prix varient du simple au triple, un prix élevé n'étant pas systématiquement synonyme de qualité. Du coup, nous nous sommes rendus directement à l'aérodrome pour voir de nos propres yeux les fameux avions et comparer les différentes compagnies. Le survol des lignes nazcas dure en moyenne 30 min et coûte autour de 50 USD (70 USD minimum quand on passe par une agence du centre ville). Nous avons opté pour un tout petit avion (6 places dont celle du pilote; Nat me demande de préciser qu'il s'agit d'un cessna 206 pour ceux qui nous lisent et qui pilotent ce type d'avion): si l'on doit s'écraser autant que cela soit dans l'intimité! Alors là il faut que je vous explique un peu. Il est de notoriété publique que Nat n'est pas très à l'aise dans un avion. Ce sentiment d'insécurité a d'ailleurs empiré depuis qu'elle travaille dans le secteur de l'aéronautique... Bon alors imaginez dans quel état elle pouvait être au moment de se glisser dans un minuscule coucou avec l'accident d'avril 2008 en tête! J'ai du faire preuve d'une grande imagination pour avancer suffisamment d'arguments lénifiants pour la convaincre! Finalement tout s'est bien passé et la vue du ciel de ces immenses dessins au milieu du désert est spectaculaire.


Nazca

Lima, Pérou, par Nat

Nous sommes arrivés à Lima très tôt le matin du 4 août. Lima se trouve en bord de mer et à cette période de l'année, la capitale nous offre son visage le plus maussade: un épais brouillard couvre la ville et empêche le moindre rayon de soleil de percer. Nous avons visité le centre historique autour de la Plaza Mayor, le quartier Barranco et le quartier huppé de Miraflores (dans lequel on trouve aussi de nombreuses auberges de jeunesse dont la nôtre, au milieu des hôtels de luxe). Nous n'avons pas trouvé la ville particulièrement agréable mais elle mérite le détour pour ses monuments d'architecture coloniale et ses quartiers très variés. Nous avons visité le musée de la nation dans l'espoir d'apprendre plein de choses sur les civilisations précolombiennes du Pérou (Inca, Nazca, Chimu, Moche etc.) mais nous avons été vraiment déçus: toute petite collection d'objets (poteries, tissus, bijoux) et presque aucune information sur l'organisation et le mode de vie des civilisations précolombiennes. Dommage! Par contre, au dernière étage du musée, une exposition assez bien faite mêlant récits, témoignages et photos retrace les évènements de la guerre civile du Pérou (1980 à 2000). En bref, la guerre a opposé les forces armées péruviennes à deux groupes dits subversifs, le Sendero Luminoso (groupe maoiste) et le Movimiento Revolucionario Tupac Amaru (groupe guévariste) qui luttaient pour un nouvel ordre social, économique et politique.


Lima

dimanche 9 août 2009

La Cordillère Blanche, Pérou, par Ju

Après une nouvelle nuit de bus assez fatigante (nous n'avions pas encore découvert les compagnies de bus haut de gamme comme Cial ou Cruz del Sur), nous arrivons à Huaraz vers 5h du matin. Il fait nuit et franchement froid. La ville de Huaraz n'a rien de très intéressant du point de vue de l'architecture mais c'est le point de départ de nombreuses excursions dans la Cordillère Blanche, réputée pour être l'une des plus belles zones de montagnes du Pérou. Avant d'attaquer un trek de plusieurs jours à des altitudes supérieures à 4000m, il est important de s'acclimater. Nous nous rappelons que nous étions anormalement essoufflés lors de nos premiers jours dans les Andes en Equateur et décidons d'attendre au moins 2 jours avant d'attaquer un trek. Nous nous reposons donc une journée puis, le lendemain, faisons une rando en solo sur les hauteurs de la ville jusqu'à un lac situé à 4450m d'altitude. Nos difficultés respiratoires de l'Equateur sont un mauvais souvenir: nos globules rouges semblent être en nombre suffisant! Nous partons donc le lendemain pour un trek de 4 jours et 3 nuits. Nous sommes un groupe de 5 (un couple de britannique, 1 néerlandais et nous) avec un guide, un muletier et 4 ânes qui vont transporter la nourriture et tout le matos de camping. Nous avons longtemps hésité entre faire le trek en solo ou dans un groupe. Finalement nous avons opté pour la 2ème solution, notre manque d'expérience à ces altitudes (les pyrénéens dépassent rarement les 3000m!) et l'aspect gastronomique ayant fait pencher la balance. Car en plus des paysages somptueux, nous nous sommes régalés avec la cuisine de notre guide. Dans les détails, les paysages ne sont pas vraiment différents de la haute montagne dans les Pyrénées ou les Alpes, mais les échelles spatiales sont spectaculaires: des vallées gigantesques et d'immenses plateaux perchés à plus de 4000m sont dominés par des falaises vertigineuses et des sommets enneigés de plus de 6000m. Le passage d'un col à 4750m d'altitude sera un moment fort de ce trek. Mais nous retiendrons également ces heures de marche sur le flanc des montagnes avec une vue imprenable sur des vallées encaissées longues de plusieurs dizaines de km. On vous laisse découvrir ça sur les photos.

A peine rentrés du trek, nous prenons le soir même un bus de nuit pour Lima (sur ce coup là nous avons été un peu ambitieux), mais nous choisissons une compagnie un peu plus haut de gamme: CIAL. Cette compagnie est pourtant loin d'être la plus cher (la référence Cruz del Sur coûte pratiquement 2 fois plus cher) mais nous sommes stupéfaits: salle d'attente avec TV, annonces des bus aux haut-parleurs, pesée et enregistrement des bagages de soute, service de sécurité avant l'entrée dans le bus avec fouille des bagages et prise des empreintes digitales. Une fois dans le bus, alors que nous sommes confortablement assis sur de gigantesques fauteuils en cuir qui se baissent en position horizontale, un membre de la sécurité passe dans le bus avec un caméscope et filme tous les passagers. Mais ce n'est pas terminé! Avant de démarrer, une hôtesse en tailleur prend un micro, présente la compagnie, décrit les procédures d'urgence et la position des sorties de sécurité et présente les pilote et co-pilote. Puis nous avons droit à un plateau repas et à un film récent avant l'extinction des lumières... Incroyable!


Huaraz

samedi 8 août 2009

Trujillo, Pérou, par Ju

Après un long trajet de nuit en bus ponctué par plusieurs barrages de police, nous arrivons à Trujillo tôt le matin. Le terminal de bus n'étant pas très loin du centre ville nous décidons de chercher un hôtel à pied. Après quelques minutes de marche nous nous apercevons qu'un policier en moto nous suit discrètement de l'autre côté de la rue. Voyant que nous l'avons repéré, il s'approche de nous et nous explique que nous sommes dans un quartier un peu dangereux et qu'il va nous escorter jusqu'au centre ville... Très bien, nous n'étions pas au courant! Nous prenons une chambre dans un hôtel proche de la place centrale de la ville, la Plaza de Armas.

Trujillo est la 3ème ville du Pérou avec environ 600 000 habitants, après Lima (8 000 000 habitants) et Arequipa (700 000 habitants). Le centre ville est assez joli, en particulier la Plaza des Armas qui est entourée de quelques beaux bâtiments de l'époque coloniale (cathédrale, hôtels particuliers). Mais le principal intérêt de Trujillo est la proximité de plusieurs sites archéologiques des civilisations Moche et Chimu, antérieures aux Incas.

Trujillo étant notre première étape au Pérou, c'est également à Trujillo que nous avons découvert la cuisine péruvienne. Et ce fut une très bonne surprise! Tout d'abord il y a des pâtisseries! Bon il n'y a pas une très grande variété, mais c'est déjà pas mal. En particulier, on trouve des crèmes renversées au caramel et des tartes au citron meringuées partout! Ensuite il y a quantité de petits restos où des menus du jour sont proposés à un prix très modique, 4 ou 6 SOL (1 ou 1,50 €). Le menu est généralement composé d'une soupe et d'un plat au choix (souvent du poulet, du boeuf ou du poisson avec du riz et des frites). Très bon et copieux! Et puis nous avons fait la connaissance de 3 français très sympas (Pierre, Aurélie et Cyril, un ingénieur et 2 profs, un classique!) qui nous ont fait découvrir les Chifas. Les Chifas sont des restos chinois que l'on trouve par dizaines un peu partout dans les villes péruviennes. Les plats y sont très copieux et à des prix défiants toute concurrence.

Mais revenons aux sites archéologiques. Nous n'avons visité que le site de Chan Chan. Il s'agit des ruines d'une cité construite entre les IXème et XVème siècles par les Chimus au bord de l'océan pacifique. Elle fut la capitale de l'Empire des Chimus jusqu'à ce qu'elle soit conquise par les Incas au XVème siècle. Les trois caractéristiques principales de Chan Chan sont le matériau de construction (l'adobe, des briques de terre obtenues après séchage au soleil d'un mélange d'argile, d'eau et de paille hachée), la taille (la cité s'étend sur une superficie d'environ 20 km2), et les bas-reliefs représentant des éléments faisant référence à la pêche en mer (poissons, pélicans, filets de pêches, vagues). La construction en adobe qui fait l'originalité de cette cité (par exemple, les cités Incas sont généralement en pierre) a eu en revanche pour conséquence une grande détérioration des constructions: l'essentiel des bas-reliefs visibles a ainsi été entièrement restauré (pour ne pas dire refait). La grande étendue de la cité s'explique en partie par le fait que chaque souverain se faisait construire une temple pour sa propre sépulture: la ville s'est donc étendue en raison de l'augmentation de sa population (maximum estimé à 30 000 habitants) et de la construction ininterrompue de chambres mortuaires!

Le lendemain de notre arrivée à Trujillo, le 28 juillet, c'est la fête nationale du Pérou, jour anniversaire de l'indépendance en 1821. Quelques cérémonies sur la Plaza de Armas mais rien d'extraordinaire.

Prochaine étape Huaraz dans la Cordillère blanche.


Trujillo