Melbourne
Après plusieurs mois passés sous les tropiques, nous retrouvons à Melbourne un climat tempéré qui nous est familier. Ici c'est l'automne et nous ressortons les polaires que nous avions enfouies au fond de nos sacs après l'Inde. Après avoir sué pendant des mois, nous éprouvons un certain plaisir à lutter contre le froid matinal ! Nous sommes accueillis par Anna et Erminio, un couple adorable que nous avions rencontré dans un train en Inde. Lui est italien et elle australienne. Ils sont à l'image de cette Australie cosmopolite qui, à défaut d'avoir pu régler le problème de l'intégration des aborigènes (la question de l'intégration des colons européens dans les sociétés aborigènes n'ayant jamais été d'actualité !), a su se construire intelligemment à partir des grandes vagues d'immigration des années 50 (notamment italienne et grecque). Cette immigration massive fut une réponse au traumatisme engendré par l'isolement de l'Australie pendant la 2nde guerre mondiale: le slogan était alors «peupler ou périr». Anna et Erminio habitent justement dans un quartier où de nombreux nouveaux australiens venus d'Italie et de Grèce sont venus s'installer en masse dans les années 50. Résultat: aujourd'hui il est plus facile d'y trouver du prosciutto que du steak de kangourou !
Anna et Erminio nous ont hébergés chez eux pendant une semaine. Avec eux nous avons visité la ville et fait de nombreux parcours gastronomiques, de la dégustation de vin rouge dans la Yarra Valley aux restos malaisiens de Melbourne en passant par l'inévitable mais succulente gastronomie italienne.
Le centre-ville de Melbourne est assez petit: difficile de croire que la ville compte presque 4 millions d'habitants. Il y a beaucoup de bars et de petits restaurants, souvent d'inspiration italienne. L'architecture est très variée (bâtiments victoriens, gratte-ciels, bâtiments à l'architecture contemporaine) et de nombreux espaces verts entourent le coeur du centre-ville. Dès que l'on s'écarte de ce centre, on découvre des banlieues résidentielles qui s'étendent sur des dizaines de km.
A partir de Melbourne, nous avons visité la région de la Great Ocean Road à l'ouest, la région viticole de la Yarra Valley en compagnie de Anna et Erminio au nord-est, et le parc national du Wilson's Promontory et l'île Philip Island au sud-est.
Comme son nom l'indique la Great Ocean Road est une route qui longe la côte sur plusieurs centaines de km. Les paysages y sont superbes et la côte très variée: plages de sables, falaises, forêt d'eucalyptus, dunes de sable... Mais ce que nous retiendrons le plus ce sont les koalas ! Sur les conseils de Toby et Anna (des amis d'Anna et Erminio qui nous ont prêté leur matériel de camping) nous avons campé dans un parc national infesté non pas de crocodiles mais de koalas ! Génial ! Et le plus incroyable c'est que le premier koala a été aperçu par Nat ! Si si ! Nat ! Elle qui raterait un éléphant dans un jardin, a réussi à voir, depuis notre voiture roulant à plus de 100 km/h, une boule grise à travers le feuillage d'un eucalyptus. Mais c'était le jour de mon anniversaire... Nous retiendrons également une visite épique du site ultra photographié des Douze Apôtres, en pleine tempête.
La visite du parc national du Wilson's Promontory a également été un grand moment. Le camping du parc est un véritable zoo: wombats, phalangers renard et perruches se baladent tranquillement autour des tentes. Et, suivant les conseils de Bertrand et Armelle (2 français expatriés chez qui nous avons dîné et qui nous ont donné plein de bons conseils sur l'Australie et la Nouvelle Zélande, Bertrand était l'un de mes rapporteurs de thèse), nous avons fait le guet dans une petite clairière, et avons vu des émeus et des kangourous.
Aparté scientifique
Les phalangers renard, appelés possums en anglais, n'ont en fait rien à voir avec les opposums nord-américains. On se demande même comment les premiers explorateurs britanniques ont pu les confondre: tandis que l'opposum a une queue de rat (revoyez l'Age De Glace), le possum a une jolie queue poilue. Quoiqu'il en soit, les premiers explorateurs leur ont donné le même nom. Ce n'est que plus tard que les deux espèces furent clairement distinguées. Mais les habitudes étant tenaces, les australiens ont préféré ne pas changer totalement leur nom et ont décidé de les appeler possums.
Une histoire similaire est arrivée aux crocodiles australiens. Lorsque les explorateurs sont arrivés dans le nord de l'Australie, ils ont cru reconnaître les alligators de Floride et ont ainsi nommé certaines rivières du parc national du Kakadu, South Alligator River, West Alligator River et East Alligator River. En effet, les alligators et les crocodiles, c'est caïman la même chose (blague copyright George S.). En fait pas tout à fait. Certaines différences sont même évidentes: par exemple, les dents de la mâchoire inférieure du crocodile viennent se positionner à l'extérieur de sa mâchoire supérieure lorsque le crocodile ferme les mâchoires, tandis que celles de l'alligator restent à l'intérieur. C'est d'ailleurs cette caractéristique qui donne au crocodile une allure bien plus terrifiante que celle de l'alligator.
Après plusieurs mois passés sous les tropiques, nous retrouvons à Melbourne un climat tempéré qui nous est familier. Ici c'est l'automne et nous ressortons les polaires que nous avions enfouies au fond de nos sacs après l'Inde. Après avoir sué pendant des mois, nous éprouvons un certain plaisir à lutter contre le froid matinal ! Nous sommes accueillis par Anna et Erminio, un couple adorable que nous avions rencontré dans un train en Inde. Lui est italien et elle australienne. Ils sont à l'image de cette Australie cosmopolite qui, à défaut d'avoir pu régler le problème de l'intégration des aborigènes (la question de l'intégration des colons européens dans les sociétés aborigènes n'ayant jamais été d'actualité !), a su se construire intelligemment à partir des grandes vagues d'immigration des années 50 (notamment italienne et grecque). Cette immigration massive fut une réponse au traumatisme engendré par l'isolement de l'Australie pendant la 2nde guerre mondiale: le slogan était alors «peupler ou périr». Anna et Erminio habitent justement dans un quartier où de nombreux nouveaux australiens venus d'Italie et de Grèce sont venus s'installer en masse dans les années 50. Résultat: aujourd'hui il est plus facile d'y trouver du prosciutto que du steak de kangourou !
Anna et Erminio nous ont hébergés chez eux pendant une semaine. Avec eux nous avons visité la ville et fait de nombreux parcours gastronomiques, de la dégustation de vin rouge dans la Yarra Valley aux restos malaisiens de Melbourne en passant par l'inévitable mais succulente gastronomie italienne.
Le centre-ville de Melbourne est assez petit: difficile de croire que la ville compte presque 4 millions d'habitants. Il y a beaucoup de bars et de petits restaurants, souvent d'inspiration italienne. L'architecture est très variée (bâtiments victoriens, gratte-ciels, bâtiments à l'architecture contemporaine) et de nombreux espaces verts entourent le coeur du centre-ville. Dès que l'on s'écarte de ce centre, on découvre des banlieues résidentielles qui s'étendent sur des dizaines de km.
A partir de Melbourne, nous avons visité la région de la Great Ocean Road à l'ouest, la région viticole de la Yarra Valley en compagnie de Anna et Erminio au nord-est, et le parc national du Wilson's Promontory et l'île Philip Island au sud-est.
Comme son nom l'indique la Great Ocean Road est une route qui longe la côte sur plusieurs centaines de km. Les paysages y sont superbes et la côte très variée: plages de sables, falaises, forêt d'eucalyptus, dunes de sable... Mais ce que nous retiendrons le plus ce sont les koalas ! Sur les conseils de Toby et Anna (des amis d'Anna et Erminio qui nous ont prêté leur matériel de camping) nous avons campé dans un parc national infesté non pas de crocodiles mais de koalas ! Génial ! Et le plus incroyable c'est que le premier koala a été aperçu par Nat ! Si si ! Nat ! Elle qui raterait un éléphant dans un jardin, a réussi à voir, depuis notre voiture roulant à plus de 100 km/h, une boule grise à travers le feuillage d'un eucalyptus. Mais c'était le jour de mon anniversaire... Nous retiendrons également une visite épique du site ultra photographié des Douze Apôtres, en pleine tempête.
La visite du parc national du Wilson's Promontory a également été un grand moment. Le camping du parc est un véritable zoo: wombats, phalangers renard et perruches se baladent tranquillement autour des tentes. Et, suivant les conseils de Bertrand et Armelle (2 français expatriés chez qui nous avons dîné et qui nous ont donné plein de bons conseils sur l'Australie et la Nouvelle Zélande, Bertrand était l'un de mes rapporteurs de thèse), nous avons fait le guet dans une petite clairière, et avons vu des émeus et des kangourous.
Aparté scientifique
Les phalangers renard, appelés possums en anglais, n'ont en fait rien à voir avec les opposums nord-américains. On se demande même comment les premiers explorateurs britanniques ont pu les confondre: tandis que l'opposum a une queue de rat (revoyez l'Age De Glace), le possum a une jolie queue poilue. Quoiqu'il en soit, les premiers explorateurs leur ont donné le même nom. Ce n'est que plus tard que les deux espèces furent clairement distinguées. Mais les habitudes étant tenaces, les australiens ont préféré ne pas changer totalement leur nom et ont décidé de les appeler possums.
Une histoire similaire est arrivée aux crocodiles australiens. Lorsque les explorateurs sont arrivés dans le nord de l'Australie, ils ont cru reconnaître les alligators de Floride et ont ainsi nommé certaines rivières du parc national du Kakadu, South Alligator River, West Alligator River et East Alligator River. En effet, les alligators et les crocodiles, c'est caïman la même chose (blague copyright George S.). En fait pas tout à fait. Certaines différences sont même évidentes: par exemple, les dents de la mâchoire inférieure du crocodile viennent se positionner à l'extérieur de sa mâchoire supérieure lorsque le crocodile ferme les mâchoires, tandis que celles de l'alligator restent à l'intérieur. C'est d'ailleurs cette caractéristique qui donne au crocodile une allure bien plus terrifiante que celle de l'alligator.
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| Melbourne |
Sydney
Après Melbourne, notre dernière étape en Australie a été Sydney. Sydney est une ville assez difficile pour les piétons. De grosses avenues traversent la ville, la circulation y est dense et les feux tricolores pour piétons ont un fonctionnement étrange: lorsque qu'ils passent au vert, on a à peine le temps d'attaquer la traversée de la chaussée qu'ils repassent au rouge... un comportement que nous avions également remarqué à Melbourne. La traversée des rues est donc une course contre la montre, ponctuée par de longues attentes devant les feux tricolores. Heureusement l'immense jardin botanique est un véritable havre de paix en plein coeur de la ville. Quant à l'opéra, c'est effectivement un chef d'oeuvre d'architecture, que l'on peut admirer sous tous les angles en se baladant le long de l'immense baie de Sydney. Malheureusement nous n'avons pas été très gâtés par le temps avec 3 jours de pluie sur 5. Du coup nous avons visité beaucoup de musées les jours de pluie: le musée d'art contemporain, la galerie d'art du New South Wales (avec des peintures très diverses, des peintres italiens de la renaissance aux peintres aborigènes contemporains), le musée maritime (génial) et le museum d'histoire naturelle (génial aussi). Les musées australiens sont en général très bien faits: très didactiques et interactifs, on y passe facilement plusieurs heures. Nous avons également tenté une excursion dans le parc national des Blue Mountains (à 2h de train de Sydney) malgré des conditions météo difficiles. Ce fut un désastre ! Le brouillard et les nuages nous ont empêché de profiter du paysage, et nous sommes rentrés trempés après avoir tenté une petite balade sous la pluie.
Et puis une petite anecdote pour la route. Nous voulions profiter d'être à Sydney pour échanger ou revendre nos guides de voyages (Australie, Malaisie) et éventuellement en acheter d'autres d'occasions (Nouvelle-Zélande notamment). Nous avons donc cherché sur internet les adresses de librairies spécialisées dans la vente et l'achat de livres d'occasions. Nous en avons trouvé une dizaine dans le centre-ville de Sydney, la majorité étant dans la même rue. Chouette ! Avec toute cette concurrence, nous pensions pouvoir mettre en application toutes les leçons de marchandage apprises en Asie ! Mais arrivés sur place nous avons découvert les enseignes lumineuses de ces librairies, dans les tons roses: «Adult bookshop – forbidden under 18»... Résultat, nous sommes maintenant en Nouvelle-Zélande et nous avons toujours nos guides avec nous !
Après Melbourne, notre dernière étape en Australie a été Sydney. Sydney est une ville assez difficile pour les piétons. De grosses avenues traversent la ville, la circulation y est dense et les feux tricolores pour piétons ont un fonctionnement étrange: lorsque qu'ils passent au vert, on a à peine le temps d'attaquer la traversée de la chaussée qu'ils repassent au rouge... un comportement que nous avions également remarqué à Melbourne. La traversée des rues est donc une course contre la montre, ponctuée par de longues attentes devant les feux tricolores. Heureusement l'immense jardin botanique est un véritable havre de paix en plein coeur de la ville. Quant à l'opéra, c'est effectivement un chef d'oeuvre d'architecture, que l'on peut admirer sous tous les angles en se baladant le long de l'immense baie de Sydney. Malheureusement nous n'avons pas été très gâtés par le temps avec 3 jours de pluie sur 5. Du coup nous avons visité beaucoup de musées les jours de pluie: le musée d'art contemporain, la galerie d'art du New South Wales (avec des peintures très diverses, des peintres italiens de la renaissance aux peintres aborigènes contemporains), le musée maritime (génial) et le museum d'histoire naturelle (génial aussi). Les musées australiens sont en général très bien faits: très didactiques et interactifs, on y passe facilement plusieurs heures. Nous avons également tenté une excursion dans le parc national des Blue Mountains (à 2h de train de Sydney) malgré des conditions météo difficiles. Ce fut un désastre ! Le brouillard et les nuages nous ont empêché de profiter du paysage, et nous sommes rentrés trempés après avoir tenté une petite balade sous la pluie.
Et puis une petite anecdote pour la route. Nous voulions profiter d'être à Sydney pour échanger ou revendre nos guides de voyages (Australie, Malaisie) et éventuellement en acheter d'autres d'occasions (Nouvelle-Zélande notamment). Nous avons donc cherché sur internet les adresses de librairies spécialisées dans la vente et l'achat de livres d'occasions. Nous en avons trouvé une dizaine dans le centre-ville de Sydney, la majorité étant dans la même rue. Chouette ! Avec toute cette concurrence, nous pensions pouvoir mettre en application toutes les leçons de marchandage apprises en Asie ! Mais arrivés sur place nous avons découvert les enseignes lumineuses de ces librairies, dans les tons roses: «Adult bookshop – forbidden under 18»... Résultat, nous sommes maintenant en Nouvelle-Zélande et nous avons toujours nos guides avec nous !
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1 commentaire:
Natacha, maintenant que je te sais capable de repérer un koala depuis une voiture à 100km/h, je veux te voir à l'action repérer les cêpes depuis un kayak... Ca promet d'être la récolte du siècle! Rendez-vous à Mios à votre retour.
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