Cela fait déjà 3 mois que nous parcourons l'Asie du sud-est et notre dernier mois en Asie, avant de rejoindre l'Australie, est consacré à la découverte de l'Indonésie. Nous sommes arrivés à Yogyakarta (île de Java) le 31 mars, en fin d'après-midi, après un petit vol de 2h30 depuis Kuala Lumpur. Cette fois-ci, nous avons choisi de nous poser un peu plus et finalement nous ne visiterons que les îles de Java et de Bali. Nous avons déjà éliminé l'île de Sumatra de notre programme et nous abandonnons l'idée d'aller voir les varans du Komodo (ouf nous en avons vu au zoo de Singapour): ce n'est pas les histoires horribles de varans mangeurs d'hommes qui nous font renoncer mais bien les longs trajets consommateurs de temps. En Indonésie, dès qu'on sort des grands axes routiers, le moyen de transport le plus répandu est le bemo: minivan qui ne part que lorsqu'il est plein i.e. 20 personnes. Autant dire que certains trajets s'annoncent compliqués!
Nous commençons notre séjour par 4 jours à Yogyakarta. Yogyakarta est une grande ville très agréable où les bâtiments dépassent rarement les 2 étages. Au milieu du trafic incessant des voitures, des scooters et des bus, nous trouvons des calèches tirées par des chevaux et des dizaines et des dizaines de cyclo-pousses (becak en indonésien). Nous sommes dans le 1er pays musulman par son nombre de pratiquants (270 millions) et le nombre de mosquées que nous croisons ainsi que les muezzins qui nous réveillent la nuit ne manque pas de nous le rappeler. Ici, comme en Malaisie, la quasi totalité des femmes porte le voile, mais ce qui est le plus frappant c'est que beaucoup sont voilées dès leur plus jeune âge: nous avons vu un nombre impressionnant de bébés filles de quelques mois qui sont déjà voilées!
Nous avons trouvé une petite auberge très sympathique dans le quartier Sosro qui rassemble un bon nombre d'auberges pour routards et autour duquel gravite inévitablement un sacré lot d'agence de voyages et de cyber café. Nous logeons à deux pas de la rue "Malioboro", rue principale de Yogyakarta le long de laquelle s'étendent de nombreux magasins de vêtements et de tentures réalisées en batiks (processus d'application des teintes où seuls les motifs non recouverts de cire sont teints). Dès qu'on débouche sur Malioboro, c'est le harcèlement (ça nous rappelle même l'Inde) : cela commence par un "Where do you come from?" et cela embraye dans un français impeccable (nous avons été très surpris de voir autant d'indonésiens parler le français dans cette ancienne colonie néerlandaise!) pour vous inciter à visiter les magasins de batik pour faire quelques achats car évidemment les magasins ne seront pas ouverts le lendemain...comme par hasard!
A Yogyakarta, nous visitons le palais du sultan (le kraton) qui est petit et intéressant même si on est loin de la dimension et de la richesse des palais chinois (cité interdite, palais d'été et temple du ciel de Pekin), vietnamiens (cité impériale de Hue) ou thaïlandais (Palais royal et Wat Phra Kaeo de Bangkok). Nous visitons le quartier du kraton: marché aux oiseaux où nous ne nous sommes pas attardés à cause de la grippe aviaire, le Taman Sari qui est un palais qui abritait la piscine privée du sultan, de sa femme et de ses concubines, la mosquée souterraine qui était exclusivement réservée au sultan et à sa famille.
En nous baladant dans les rues, nous sommes tombés sur un défilé de "motards" qui brandissaient des drapeaux aux couleurs du PDI, un des principaux partis politiques indonésiens. Les rues sont remplis de drapeaux aux couleurs de nombreux partis politiques indonésiens (apparemment il y a une 40aines de partis) et il y a même des T-shirts aux couleurs de certains partis qui s'entassent sur les trottoirs en attendant que des militants les récupèrent. Et oui, nous le savions mais nous l'avions oublié: le 9 avril se sont les élections législatives qui précèdent les présidentielles du mois de juillet.
Notre découverte culinaire a été le "Nasi Gudeg" (riz avec du tofu, et apparemment du fruit jaquier cuit dans de la noix de coco), une spécialité de Yogyakarta que nous avons tellement aimé que nous sommes allés à la même gargote les 5 soirs passés à Yogyakarta!
Dans les alentours de Yogyakarta, nous avons visité 2 sites classés au patrimoine mondial de l'humanité: l'ensemble des temples hindous de Prambanan et le site bouddhiste de Borobudur. Le site hindou de Prambanan a été fragilisé par le gros tremblement de terre de 2006 mais nous pouvons toujours admirer les monuments. Nous avons fait une bonne partie de la visite en poncho, sous la pluie. Voilà ce qui arrive aux touristes qui veulent faire des visites l'après-midi. Nous ne sommes plus en pleine saison des pluies mais à Yogyakarta, chaque jour, nous avons eu un beau soleil le matin et des pluies torrentielles autour de 14h! C'est incroyable! On a l'impression que le temps est réglé comme un métronome! Pour la visite de Borobudur, nous optons pour un transport organisé par une agence de voyage: l'avantage est que le départ est à 5h du mat' et donc nous serons sur le site dès l'ouverture. Nous n'aurions pas pu arriver si tôt avec les transports locaux. Et quelle bonne idée d'y être pou 6h du mat'. Le soleil est à peine levé et nous bénéficions d'une vue dégagée sur le volcan Merapi (très actif et en alerte rouge depuis 2006, c'est un des volcans les plus redoutés d'Indonésie). A partir de 7h, impossible de voir le volcan Merapi car il est caché derrière la brume et les nuages !
Nous commençons notre séjour par 4 jours à Yogyakarta. Yogyakarta est une grande ville très agréable où les bâtiments dépassent rarement les 2 étages. Au milieu du trafic incessant des voitures, des scooters et des bus, nous trouvons des calèches tirées par des chevaux et des dizaines et des dizaines de cyclo-pousses (becak en indonésien). Nous sommes dans le 1er pays musulman par son nombre de pratiquants (270 millions) et le nombre de mosquées que nous croisons ainsi que les muezzins qui nous réveillent la nuit ne manque pas de nous le rappeler. Ici, comme en Malaisie, la quasi totalité des femmes porte le voile, mais ce qui est le plus frappant c'est que beaucoup sont voilées dès leur plus jeune âge: nous avons vu un nombre impressionnant de bébés filles de quelques mois qui sont déjà voilées!
Nous avons trouvé une petite auberge très sympathique dans le quartier Sosro qui rassemble un bon nombre d'auberges pour routards et autour duquel gravite inévitablement un sacré lot d'agence de voyages et de cyber café. Nous logeons à deux pas de la rue "Malioboro", rue principale de Yogyakarta le long de laquelle s'étendent de nombreux magasins de vêtements et de tentures réalisées en batiks (processus d'application des teintes où seuls les motifs non recouverts de cire sont teints). Dès qu'on débouche sur Malioboro, c'est le harcèlement (ça nous rappelle même l'Inde) : cela commence par un "Where do you come from?" et cela embraye dans un français impeccable (nous avons été très surpris de voir autant d'indonésiens parler le français dans cette ancienne colonie néerlandaise!) pour vous inciter à visiter les magasins de batik pour faire quelques achats car évidemment les magasins ne seront pas ouverts le lendemain...comme par hasard!
A Yogyakarta, nous visitons le palais du sultan (le kraton) qui est petit et intéressant même si on est loin de la dimension et de la richesse des palais chinois (cité interdite, palais d'été et temple du ciel de Pekin), vietnamiens (cité impériale de Hue) ou thaïlandais (Palais royal et Wat Phra Kaeo de Bangkok). Nous visitons le quartier du kraton: marché aux oiseaux où nous ne nous sommes pas attardés à cause de la grippe aviaire, le Taman Sari qui est un palais qui abritait la piscine privée du sultan, de sa femme et de ses concubines, la mosquée souterraine qui était exclusivement réservée au sultan et à sa famille.
En nous baladant dans les rues, nous sommes tombés sur un défilé de "motards" qui brandissaient des drapeaux aux couleurs du PDI, un des principaux partis politiques indonésiens. Les rues sont remplis de drapeaux aux couleurs de nombreux partis politiques indonésiens (apparemment il y a une 40aines de partis) et il y a même des T-shirts aux couleurs de certains partis qui s'entassent sur les trottoirs en attendant que des militants les récupèrent. Et oui, nous le savions mais nous l'avions oublié: le 9 avril se sont les élections législatives qui précèdent les présidentielles du mois de juillet.
Notre découverte culinaire a été le "Nasi Gudeg" (riz avec du tofu, et apparemment du fruit jaquier cuit dans de la noix de coco), une spécialité de Yogyakarta que nous avons tellement aimé que nous sommes allés à la même gargote les 5 soirs passés à Yogyakarta!
Dans les alentours de Yogyakarta, nous avons visité 2 sites classés au patrimoine mondial de l'humanité: l'ensemble des temples hindous de Prambanan et le site bouddhiste de Borobudur. Le site hindou de Prambanan a été fragilisé par le gros tremblement de terre de 2006 mais nous pouvons toujours admirer les monuments. Nous avons fait une bonne partie de la visite en poncho, sous la pluie. Voilà ce qui arrive aux touristes qui veulent faire des visites l'après-midi. Nous ne sommes plus en pleine saison des pluies mais à Yogyakarta, chaque jour, nous avons eu un beau soleil le matin et des pluies torrentielles autour de 14h! C'est incroyable! On a l'impression que le temps est réglé comme un métronome! Pour la visite de Borobudur, nous optons pour un transport organisé par une agence de voyage: l'avantage est que le départ est à 5h du mat' et donc nous serons sur le site dès l'ouverture. Nous n'aurions pas pu arriver si tôt avec les transports locaux. Et quelle bonne idée d'y être pou 6h du mat'. Le soleil est à peine levé et nous bénéficions d'une vue dégagée sur le volcan Merapi (très actif et en alerte rouge depuis 2006, c'est un des volcans les plus redoutés d'Indonésie). A partir de 7h, impossible de voir le volcan Merapi car il est caché derrière la brume et les nuages !
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