Nous quittons Arequipa et le Pérou le 23 aout au matin en direction d'Arica, une ville portuaire du nord du Chili: 7 heures de bus au milieu d'un désert très aride avec la meilleure compagnie de bus du Perou, Cruz del Sur. Bus très confortable, petit déjeuner inclus, diffusion d'américonneries récentes sur les TVs, diffusion d'un reportage sur des hôtels et restos de luxe du Pérou et une mémorable partie de Bingo (les hôtesses ont mis une sacré ambiance au micro)! C'était assez marrant mais malheureusement nous n'avons pas gagné. Tanpis!
Nous arrivons à Arica en début d'après midi. Le désert d'Atacama est souvent considéré comme le désert le plus aride du monde et Arica est un des lieux habités les plus secs au monde avec une moyenne annuelle des précipitations de 0,8mm par an. Arica est une ville portuaire qui appartenait au Pérou jusqu'à la Guerre du Pacifique (1879-1884). Avant la Guerre du Pacifique, toute la région du nord du Chili qui s'étend d'Iquique à Arica faisait partie du territoire péruvien et la région d'Antofagasta/San Pedro de Atacama appartenait à la Bolivie qui avait donc un accès à la mer. La Guerre du Pacifique connue aussi sous les noms «de guerre du salpêtre» ou «guerre du nitrate» est une guerre qui a opposé le Chili au Pérou et à la Bolivie en raison de l'enjeu économique que représentaient les gisements de guano (excréments d'oiseaux marins riches en nitrate) et de nitrate découverts dans les salars du nord du Chili actuel. Le nitrate était à l'époque utilisé dans la fabrication d'engrais et de poudre. C'est à l'issue de cette guerre que la Bolivie a perdu son unique accès à la mer. De nos jours, La Paz, la capitale bolivienne se trouve à seulement 8h de la ville portuaire d'Arica et de nombreux camions de marchandises boliviens transitent par Arica. Le Chili autorise le transit des camions boliviens sans les soumettre à aucune taxe. Actuellement, des discussions trilatérales entre le Chili, la Bolivie et le Pérou étudient l'éventuel attribution d'un accès à la mer à la Bolivie.
Il n'y a pas grand chose à voir à Arica mais c'est un point de départ pour des excursions dans l'altiplano proche de la frontière bolivienne. Nous avons opté pour 3 jours d'excursion pour visiter le parc national de la Lauca, la réserve naturelle de las vicunas et le salar de Surire. Le trajet d'Arica jusqu'à l'altiplano est impressionnant: montagnes de sable et de cailloux sans aucune végétation, quelques oasis fertiles où sont cultivés olives et légumes puis c'est l'altiplano andin (4000m d'altitude) avec ses beaux volcans, ses petits cours d'eau où viennent s'abreuver les animaux. Nous avons pu observer une faune variée: les 4 types de camélidé andin (les guanacos et les vigognes qui sont 2 espèces sauvages et protégées et les lamas et les alpagas qui sont domestiqués pour leur laine et leur viande), un suri (ou nandou, un genre d'autruche andine), plein de viscaches et les 3 types de flamant andin (flamant du chili, flamant des andes et flamant de James) qui se nourrissent des micro-crevettes qui vivent dans la vase du salar de Surire! Autant les vigognes et les guanacos sont assez craintifs autant leurs cousins domestiqués n'ont pas peur de nous. En nous arrêtant à l'un des postes de contrôle du parc national de la Lauca, Juju a voulu vérifier le mythe du lama cracheur en embêtant le lama et les 3 alpagas mascottes du lieu en question. Et bien oui! Les lamas et les alpagas embêtés par Juju lui ont craché à la figure! Et c'est franchement dégoûtant!
Un très chouette tour organisé où nous n'avons rencontré quasiment personne et durant lequel nous avons pu pleinement profiter de paysages magnifiques. Les 2 premiers jours nous étions seuls avec notre guide très sympathique aux airs de Rahan et qui passait sa journée à mastiquer des feuilles de coca qui soi-disant évite le mal des montagnes. Le dernier jour, nous avons eu un super guide, un ancien prof d'histoire très intéressant. Nous nous sommes arrêtés dans un petit village de 12 habitants où nous avons visité une petite église construite au XVIIème siècle. L'intérêt de la visite réside dans les peintures murales de l'église: les scènes religieuses peintes par les indigènes de l'époque témoignent du mélange des croyances indigènes locales (culte de la Pachamama, la mère terre nourricière) avec le christianisme importé et imposé par les conquistadors. Sur une des peintures, à la place des romains, se sont les conquistadors qui ont fait crucifier Jésus Christ. Sur une autre, on remarque que Jesus Christ est représenté avec des formes féminines pour évoquer la déité féminine de la Pachamama.
De retour sur Arica le 27 août au soir, nous avons pris un bus de nuit pour rejoindre San Pedro de Atacama qui se trouve à 12h de route.
Nous arrivons à Arica en début d'après midi. Le désert d'Atacama est souvent considéré comme le désert le plus aride du monde et Arica est un des lieux habités les plus secs au monde avec une moyenne annuelle des précipitations de 0,8mm par an. Arica est une ville portuaire qui appartenait au Pérou jusqu'à la Guerre du Pacifique (1879-1884). Avant la Guerre du Pacifique, toute la région du nord du Chili qui s'étend d'Iquique à Arica faisait partie du territoire péruvien et la région d'Antofagasta/San Pedro de Atacama appartenait à la Bolivie qui avait donc un accès à la mer. La Guerre du Pacifique connue aussi sous les noms «de guerre du salpêtre» ou «guerre du nitrate» est une guerre qui a opposé le Chili au Pérou et à la Bolivie en raison de l'enjeu économique que représentaient les gisements de guano (excréments d'oiseaux marins riches en nitrate) et de nitrate découverts dans les salars du nord du Chili actuel. Le nitrate était à l'époque utilisé dans la fabrication d'engrais et de poudre. C'est à l'issue de cette guerre que la Bolivie a perdu son unique accès à la mer. De nos jours, La Paz, la capitale bolivienne se trouve à seulement 8h de la ville portuaire d'Arica et de nombreux camions de marchandises boliviens transitent par Arica. Le Chili autorise le transit des camions boliviens sans les soumettre à aucune taxe. Actuellement, des discussions trilatérales entre le Chili, la Bolivie et le Pérou étudient l'éventuel attribution d'un accès à la mer à la Bolivie.
Il n'y a pas grand chose à voir à Arica mais c'est un point de départ pour des excursions dans l'altiplano proche de la frontière bolivienne. Nous avons opté pour 3 jours d'excursion pour visiter le parc national de la Lauca, la réserve naturelle de las vicunas et le salar de Surire. Le trajet d'Arica jusqu'à l'altiplano est impressionnant: montagnes de sable et de cailloux sans aucune végétation, quelques oasis fertiles où sont cultivés olives et légumes puis c'est l'altiplano andin (4000m d'altitude) avec ses beaux volcans, ses petits cours d'eau où viennent s'abreuver les animaux. Nous avons pu observer une faune variée: les 4 types de camélidé andin (les guanacos et les vigognes qui sont 2 espèces sauvages et protégées et les lamas et les alpagas qui sont domestiqués pour leur laine et leur viande), un suri (ou nandou, un genre d'autruche andine), plein de viscaches et les 3 types de flamant andin (flamant du chili, flamant des andes et flamant de James) qui se nourrissent des micro-crevettes qui vivent dans la vase du salar de Surire! Autant les vigognes et les guanacos sont assez craintifs autant leurs cousins domestiqués n'ont pas peur de nous. En nous arrêtant à l'un des postes de contrôle du parc national de la Lauca, Juju a voulu vérifier le mythe du lama cracheur en embêtant le lama et les 3 alpagas mascottes du lieu en question. Et bien oui! Les lamas et les alpagas embêtés par Juju lui ont craché à la figure! Et c'est franchement dégoûtant!
Un très chouette tour organisé où nous n'avons rencontré quasiment personne et durant lequel nous avons pu pleinement profiter de paysages magnifiques. Les 2 premiers jours nous étions seuls avec notre guide très sympathique aux airs de Rahan et qui passait sa journée à mastiquer des feuilles de coca qui soi-disant évite le mal des montagnes. Le dernier jour, nous avons eu un super guide, un ancien prof d'histoire très intéressant. Nous nous sommes arrêtés dans un petit village de 12 habitants où nous avons visité une petite église construite au XVIIème siècle. L'intérêt de la visite réside dans les peintures murales de l'église: les scènes religieuses peintes par les indigènes de l'époque témoignent du mélange des croyances indigènes locales (culte de la Pachamama, la mère terre nourricière) avec le christianisme importé et imposé par les conquistadors. Sur une des peintures, à la place des romains, se sont les conquistadors qui ont fait crucifier Jésus Christ. Sur une autre, on remarque que Jesus Christ est représenté avec des formes féminines pour évoquer la déité féminine de la Pachamama.
De retour sur Arica le 27 août au soir, nous avons pris un bus de nuit pour rejoindre San Pedro de Atacama qui se trouve à 12h de route.
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| Lauca |
Viscacha:
Alpaga:

3 commentaires:
Superbe photos et récit toujours aussi passionnant !
Géographie, histoire, sans oublier quelques anecdotes de voyages...bravo et merci de nous faire partager le voyage !
Sympa le chien alpaga, dommage pour le bingo...julien, le bain de boue te va si bien ;)
Bonne Route !
Coucou,
Je viens à nouveau me dépayser (je le suis tellement déjà que j'en ai oublié ma pré-rentrée mardi!!!): c'est vraiment fabuleux ces paysages de l'Altiplano.
Est-ce que les alpagas sont aussi soyeux que leur fourrure le laisse paraître?
Bon vent et soyez prudents.
Stéph et Juju
A Morgan:
pour la boue, vous n'avez que l'image... mais avec l'odeur de soufre en plus, c'est encore mieux!
A Steph:
Pour la rentree ratee: bravo!
Pour la fourrure d'Alpaga, ce n'est pas sans risque de tater l'animal (ils m'ont tous crache dessus!), mais elle n'est pas tres soyeuse (elle le devient apres un bon lavage). Apparemment la laine la plus prisee, c'est celle des bebes alpagas et des vigognes.
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