Voici l'une des étapes les plus marquantes de notre voyage: le parc national Bromo-Tenger-Semeru. Ce parc est constitué d'un massif volcanique d'un périmètre d'environ 40km. Il est situé dans la partie est de Java, à quelques centaines de km de Yogyakarta.
Tout a commencé à Yogyakarta, où plusieurs personnes, travaillant généralement pour des agences de voyage, ont essayé de nous dissuader de rejoindre ce parc national par nous-mêmes: trop long, trop dur, trop compliqué, nous a-t-on répété. Mais maintenant que nous avons fait l'impasse sur Sumatra, nous pouvons nous permettre de perdre un peu de temps dans les transports locaux (mais est-ce vraiment perdre du temps ??), beaucoup moins chers et surtout incontournables pour aller au contact des populations locales (comme dirait le Guide du Routard !!) et faire des rencontres. C'est donc un peu inquiet, mais assez excités, que nous quittons Yogyakarta un soir, sous la pluie.
Trois bus, un bemo (taxi collectif local) et une nuit plus tard, nous arrivons à Cemoro Lawang, minuscule village aux portes du parc national, sans avoir rencontré la moindre difficulté sérieuse. Le voyage a même été plus rapide qu'avec une agence de voyage puisque nous avons voyagé de nuit et que les agences n'organisent des départs que le matin. Comme toujours il faut se méfier des agences de voyage ! Et cela va devenir le leitmotiv de la suite de notre voyage à Java ! A peine arrivés, nous nous rendons compte que nous venons de pénétrer dans un monde totalement différent. Tout d'abord il fait froid ! Ensuite Cemoro Lawang se trouve au bout d'une vallée qui vaut à elle seule le déplacement: le paysage agricole y est d'une rare beauté. La fertilité exceptionnelle de cette vallée saute aux yeux: il y a une très grande variété de cultures (riz, légumes divers, fruits) et la vallée est parsemée de petites parcelles de quelques centaines de mètres carrés et de petits bouts de forêts qui s'étendent jusqu'aux pentes les plus abruptes.
Nous avons à peine le temps de nous installer dans l'un des 2 hôtels bon marchés de Cemoro Lawang qu'un épais brouillard envahit le village. Nous avons vraiment l'impression d'être au bout du monde. Mais avec ce brouillard il va falloir attendre un peu avant de pouvoir admirer les volcans. Nous tentons de glaner quelques informations sur les randos à pied que l'on peut faire dans la région. Encore une fois nous nous heurtons au lobby des agences de voyage: soit il n'y a aucun chemin de rando, soit il y en a mais ils sont dangereux et impossible à suivre sans guide... Et évidemment impossible de trouver la moindre carte précise du parc national! En fait il y a 2 étapes incontournables dans le parc: l'ascension du volcan Bromo, qui se fait sans trop de difficulté, et un point de vue sur tous les volcans de la région du sommet de la montagne Penanjakan, le lever du soleil à ces 2 endroits étant annoncé comme étant extraordinaire. En très grande majorité, les touristes qui viennent à Cemoro Lawang sont dans des tours organisés: ils arrivent le soir en minibus depuis Yogyakarta ou l'est de Java, sont déposés dans un hôtel, font un tour en jeep de quelques heures le lendemain matin pour assister au lever du soleil depuis le point de vue du Penanjakan et monter au sommet du Bromo, puis quittent Cemoro Lawang dans la matinée en direction d'un autre site touristique. Sacré programme ! Même ceux qui comme nous ont préféré venir avec les transports locaux ne semblent pas pouvoir échapper au tour en jeep, seul moyen, semble-t-il, de faire le Bromo et le Penanjakan dans la même journée. Pourtant ces 2 lieux ne sont pas très loin de Cemoro Lawang. Après une recherche d'informations plus intense et surtout plus subtile (en particulier auprès de guides locaux) nous commençons à y voir plus clair. Le volcan Bromo semble facilement accessible à pied depuis Cemoro Lawang. En revanche, bien qu'il existe un sentier qui mène au point de vue du Penanjakan, celui-ci semble difficile à suivre et on nous déconseille de nous y aventurer sans guide (bizarrement les agences de voyages sont très réticentes à nous proposer un guide, et c'est souvent aussi cher que le tour en jeep). Pourtant pas question de faire un tour en jeep dans un tel paysage. Nous n'avons pas fait tout ce chemin pour consommer du volcan comme dans un supermarché ! Le point de vue du Penanjakan on veut le mériter ! La solution est simple. Demain matin on fait le Bromo avec un départ de nuit pour assister au lever du soleil. Dans l'après-midi on repère le chemin qui mène au Penanjakan et le lendemain on monte à pied au Penanjakan de nuit pour assister au lever du soleil. C'est ambitieux mais jouable. Le repérage préalable du chemin est indispensable: nous n'avons rencontré que 4 personnes à avoir tenté cette excursion de nuit (4 jeunes anglais et canadiens), et ils se sont perdus au bout de 45 minutes de marche, en étant parti à 2h du matin ! Pas drôle !
Le 6 avril, nous nous levons donc à 3h3O du matin pour assister au lever du soleil depuis le volcan Bromo. Normalement il faut à peine 1h de marche. Mais bien que le chemin soit sensé être évident à suivre nous rencontrons plusieurs difficultés: n'ayant pas vu le volcan la veille, nous avons du mal à nous orienter dans l'immense plaine de sable au milieu de laquelle se trouve le Bromo, ensuite nous devons suivre des piquets blancs mais ceux-ci vont dans 2 directions différentes, enfin il y a des panneaux indiquant Cemoro Lawang, Penanjakan et même des toilettes (!!) mais jamais Bromo. En cherchant notre chemin, nous rencontrons d'autres personnes dans la même situation que nous. Finalement nous nous retrouvons à 7 un peu perdus dans l'immense plaine de sable (2 allemands, 2 autrichiens, 1 espagnol et nous). Heureusement un groupe d'indonésiens arrivent et semblent avoir l'intention de monter au sommet du Bromo. Malheureusement ils ne se montrent pas très coopératifs, et bien qu'une allemande parle parfaitement indonésien, ils refusent de nous indiquer clairement le chemin sans être payés ! Ce n'est pas grave, nous attendons un peu puis nous les suivons tout simplement ! La fin de l'ascension est assez difficile car nous sommes plongés dans un nuage un peu particulier: ça sent l'oeuf pourri, ça pique les yeux et ça gratte la gorge... Nous arrivons enfin au sommet du volcan Bromo juste avant le lever du soleil. Dans l'obscurité nous distinguons juste devant nous les fumées du volcan qui s'échappent du fond du cratère et expliquent ce que nous avons ressenti à la fin de la montée. Un grand moment ! Nous ne sommes que 7 au sommet (le groupe d'indonésiens n'étant finalement pas monté jusqu'en haut). Petit à petit le jour se lève et un paysage extraordinaire que nous étions loin d'imaginer s'offre à nous: l'immense plaine de sable désertique autrefois le cratère d'un gigantesque volcan, le volcan Batok à côté du Bromo, le grand volcan Semeru au loin (3680m), les falaises vertigineuses qui entourent la plaine et débouchent sur des vallées fertiles... Petit à petit nous faisons le tour du volcan. Superbe ! Nous rentrons au moment où des dizaines de jeeps déversent leurs cargaisons de touristes. Nous retrouvons brutalement la civilisation ! Et dire que c'est la basse saison !
A peine rentrés à l'hôtel, nous repartons repérer le chemin qui monte au Penanjakan, tandis que nos acolytes, tous au même hôtel que nous, se posent tranquillement au restaurant de l'hôtel. Après environ 45 minutes de marche au milieu des champs, nous arrivons au pied du Penanjakan. Nous découvrons alors un sentier très mal entretenu et clairement impossible à suivre de nuit sans repérage préalable. A quelques endroits clefs, nous disposons d'ailleurs des branchages sur le sol pour ne pas rater la nuit prochaine les bifurcations soudaines du sentier sous la végétation. Nous faisons demi-tour au milieu de l'ascension, les nuages commençant à envahir la vallée.
7 avril. Nous nous levons cette fois-ci à 2h du matin ! Il faut normalement compter 2 ou 3h pour atteindre le point de vue du Penanjakan. Le soleil se levant vers 5h, nous préférons prévoir large. Alors que la veille il commençait à y avoir un peu d'activité dans les rues dès 3h30 du matin (conducteurs de jeep, personnel de l'hôtel, gardes du parc national), aujourd'hui nous sommes bien seuls ! Le village est tranquillement endormi, plongé dans un épais brouillard. Au bout d'une heure de marche dans l'obscurité (à cause des nuages on ne voit ni les étoiles ni la lune), nous atteignons le point où nous avions fait demi tour la veille. Il nous faut maintenant continuer le chemin dans l'inconnu. Ca grimpe sérieusement et, dans l'obscurité et à travers l'épais brouillard, je devine par moment les profonds précipices qui encadrent le sentier... heureusement, Nat est concentrée sur le faisceau de sa frontale et ne regarde pas trop sur les côtés ! Finalement, nous ne rencontrons pas de difficultés majeures et arrivons au sommet vers 4h du matin. Il faut maintenant attendre que le soleil se lève, et ça caille ! Au début seuls, nous sommes rapidement envahis par des dizaines de touristes arrivés en jeep et encore profondément endormis quand nous commencions notre ascension. Malheureusement, les nuages recouvrent tout ! On ne voit rien ! Vers 6h, les touristes commencent à partir, les guides les exhortant à les rejoindre rapidement dans les jeeps, les programmes minutés des tours organisés ne pouvant souffrir le moindre retard. Et là, miracle de la nature, alors qu'il ne reste plus que nous et un groupe de jeunes indonésiens, le brouillard se dissipe, la mer de nuage descend d'un cran et le volcan Semeru apparaît, majestueux ! Incroyable ! Puis, petit à petit, les autres volcans apparaissent et finalement nous pouvons voir toute la vallée et la plaine de sable ! Spectacle époustouflant !
Nous quittons le point de vue vers 8h, et commençons la descente. Nous découvrons alors que le chemin était parfois délicat: végétation envahissante, précipices. En revanche nous avons l'agréable surprise de voir que ce chemin fournit une série de points de vue fantastiques sur les volcans. Nous rentrons à l'hôtel vers 10h: déjà 8h que nous sommes levés ! Le temps de prendre une douche froide rapide et nous sautons dans un bus, direction un autre volcan, le Kawah Ijen.
Tout a commencé à Yogyakarta, où plusieurs personnes, travaillant généralement pour des agences de voyage, ont essayé de nous dissuader de rejoindre ce parc national par nous-mêmes: trop long, trop dur, trop compliqué, nous a-t-on répété. Mais maintenant que nous avons fait l'impasse sur Sumatra, nous pouvons nous permettre de perdre un peu de temps dans les transports locaux (mais est-ce vraiment perdre du temps ??), beaucoup moins chers et surtout incontournables pour aller au contact des populations locales (comme dirait le Guide du Routard !!) et faire des rencontres. C'est donc un peu inquiet, mais assez excités, que nous quittons Yogyakarta un soir, sous la pluie.
Trois bus, un bemo (taxi collectif local) et une nuit plus tard, nous arrivons à Cemoro Lawang, minuscule village aux portes du parc national, sans avoir rencontré la moindre difficulté sérieuse. Le voyage a même été plus rapide qu'avec une agence de voyage puisque nous avons voyagé de nuit et que les agences n'organisent des départs que le matin. Comme toujours il faut se méfier des agences de voyage ! Et cela va devenir le leitmotiv de la suite de notre voyage à Java ! A peine arrivés, nous nous rendons compte que nous venons de pénétrer dans un monde totalement différent. Tout d'abord il fait froid ! Ensuite Cemoro Lawang se trouve au bout d'une vallée qui vaut à elle seule le déplacement: le paysage agricole y est d'une rare beauté. La fertilité exceptionnelle de cette vallée saute aux yeux: il y a une très grande variété de cultures (riz, légumes divers, fruits) et la vallée est parsemée de petites parcelles de quelques centaines de mètres carrés et de petits bouts de forêts qui s'étendent jusqu'aux pentes les plus abruptes.
Nous avons à peine le temps de nous installer dans l'un des 2 hôtels bon marchés de Cemoro Lawang qu'un épais brouillard envahit le village. Nous avons vraiment l'impression d'être au bout du monde. Mais avec ce brouillard il va falloir attendre un peu avant de pouvoir admirer les volcans. Nous tentons de glaner quelques informations sur les randos à pied que l'on peut faire dans la région. Encore une fois nous nous heurtons au lobby des agences de voyage: soit il n'y a aucun chemin de rando, soit il y en a mais ils sont dangereux et impossible à suivre sans guide... Et évidemment impossible de trouver la moindre carte précise du parc national! En fait il y a 2 étapes incontournables dans le parc: l'ascension du volcan Bromo, qui se fait sans trop de difficulté, et un point de vue sur tous les volcans de la région du sommet de la montagne Penanjakan, le lever du soleil à ces 2 endroits étant annoncé comme étant extraordinaire. En très grande majorité, les touristes qui viennent à Cemoro Lawang sont dans des tours organisés: ils arrivent le soir en minibus depuis Yogyakarta ou l'est de Java, sont déposés dans un hôtel, font un tour en jeep de quelques heures le lendemain matin pour assister au lever du soleil depuis le point de vue du Penanjakan et monter au sommet du Bromo, puis quittent Cemoro Lawang dans la matinée en direction d'un autre site touristique. Sacré programme ! Même ceux qui comme nous ont préféré venir avec les transports locaux ne semblent pas pouvoir échapper au tour en jeep, seul moyen, semble-t-il, de faire le Bromo et le Penanjakan dans la même journée. Pourtant ces 2 lieux ne sont pas très loin de Cemoro Lawang. Après une recherche d'informations plus intense et surtout plus subtile (en particulier auprès de guides locaux) nous commençons à y voir plus clair. Le volcan Bromo semble facilement accessible à pied depuis Cemoro Lawang. En revanche, bien qu'il existe un sentier qui mène au point de vue du Penanjakan, celui-ci semble difficile à suivre et on nous déconseille de nous y aventurer sans guide (bizarrement les agences de voyages sont très réticentes à nous proposer un guide, et c'est souvent aussi cher que le tour en jeep). Pourtant pas question de faire un tour en jeep dans un tel paysage. Nous n'avons pas fait tout ce chemin pour consommer du volcan comme dans un supermarché ! Le point de vue du Penanjakan on veut le mériter ! La solution est simple. Demain matin on fait le Bromo avec un départ de nuit pour assister au lever du soleil. Dans l'après-midi on repère le chemin qui mène au Penanjakan et le lendemain on monte à pied au Penanjakan de nuit pour assister au lever du soleil. C'est ambitieux mais jouable. Le repérage préalable du chemin est indispensable: nous n'avons rencontré que 4 personnes à avoir tenté cette excursion de nuit (4 jeunes anglais et canadiens), et ils se sont perdus au bout de 45 minutes de marche, en étant parti à 2h du matin ! Pas drôle !
Le 6 avril, nous nous levons donc à 3h3O du matin pour assister au lever du soleil depuis le volcan Bromo. Normalement il faut à peine 1h de marche. Mais bien que le chemin soit sensé être évident à suivre nous rencontrons plusieurs difficultés: n'ayant pas vu le volcan la veille, nous avons du mal à nous orienter dans l'immense plaine de sable au milieu de laquelle se trouve le Bromo, ensuite nous devons suivre des piquets blancs mais ceux-ci vont dans 2 directions différentes, enfin il y a des panneaux indiquant Cemoro Lawang, Penanjakan et même des toilettes (!!) mais jamais Bromo. En cherchant notre chemin, nous rencontrons d'autres personnes dans la même situation que nous. Finalement nous nous retrouvons à 7 un peu perdus dans l'immense plaine de sable (2 allemands, 2 autrichiens, 1 espagnol et nous). Heureusement un groupe d'indonésiens arrivent et semblent avoir l'intention de monter au sommet du Bromo. Malheureusement ils ne se montrent pas très coopératifs, et bien qu'une allemande parle parfaitement indonésien, ils refusent de nous indiquer clairement le chemin sans être payés ! Ce n'est pas grave, nous attendons un peu puis nous les suivons tout simplement ! La fin de l'ascension est assez difficile car nous sommes plongés dans un nuage un peu particulier: ça sent l'oeuf pourri, ça pique les yeux et ça gratte la gorge... Nous arrivons enfin au sommet du volcan Bromo juste avant le lever du soleil. Dans l'obscurité nous distinguons juste devant nous les fumées du volcan qui s'échappent du fond du cratère et expliquent ce que nous avons ressenti à la fin de la montée. Un grand moment ! Nous ne sommes que 7 au sommet (le groupe d'indonésiens n'étant finalement pas monté jusqu'en haut). Petit à petit le jour se lève et un paysage extraordinaire que nous étions loin d'imaginer s'offre à nous: l'immense plaine de sable désertique autrefois le cratère d'un gigantesque volcan, le volcan Batok à côté du Bromo, le grand volcan Semeru au loin (3680m), les falaises vertigineuses qui entourent la plaine et débouchent sur des vallées fertiles... Petit à petit nous faisons le tour du volcan. Superbe ! Nous rentrons au moment où des dizaines de jeeps déversent leurs cargaisons de touristes. Nous retrouvons brutalement la civilisation ! Et dire que c'est la basse saison !
A peine rentrés à l'hôtel, nous repartons repérer le chemin qui monte au Penanjakan, tandis que nos acolytes, tous au même hôtel que nous, se posent tranquillement au restaurant de l'hôtel. Après environ 45 minutes de marche au milieu des champs, nous arrivons au pied du Penanjakan. Nous découvrons alors un sentier très mal entretenu et clairement impossible à suivre de nuit sans repérage préalable. A quelques endroits clefs, nous disposons d'ailleurs des branchages sur le sol pour ne pas rater la nuit prochaine les bifurcations soudaines du sentier sous la végétation. Nous faisons demi-tour au milieu de l'ascension, les nuages commençant à envahir la vallée.
7 avril. Nous nous levons cette fois-ci à 2h du matin ! Il faut normalement compter 2 ou 3h pour atteindre le point de vue du Penanjakan. Le soleil se levant vers 5h, nous préférons prévoir large. Alors que la veille il commençait à y avoir un peu d'activité dans les rues dès 3h30 du matin (conducteurs de jeep, personnel de l'hôtel, gardes du parc national), aujourd'hui nous sommes bien seuls ! Le village est tranquillement endormi, plongé dans un épais brouillard. Au bout d'une heure de marche dans l'obscurité (à cause des nuages on ne voit ni les étoiles ni la lune), nous atteignons le point où nous avions fait demi tour la veille. Il nous faut maintenant continuer le chemin dans l'inconnu. Ca grimpe sérieusement et, dans l'obscurité et à travers l'épais brouillard, je devine par moment les profonds précipices qui encadrent le sentier... heureusement, Nat est concentrée sur le faisceau de sa frontale et ne regarde pas trop sur les côtés ! Finalement, nous ne rencontrons pas de difficultés majeures et arrivons au sommet vers 4h du matin. Il faut maintenant attendre que le soleil se lève, et ça caille ! Au début seuls, nous sommes rapidement envahis par des dizaines de touristes arrivés en jeep et encore profondément endormis quand nous commencions notre ascension. Malheureusement, les nuages recouvrent tout ! On ne voit rien ! Vers 6h, les touristes commencent à partir, les guides les exhortant à les rejoindre rapidement dans les jeeps, les programmes minutés des tours organisés ne pouvant souffrir le moindre retard. Et là, miracle de la nature, alors qu'il ne reste plus que nous et un groupe de jeunes indonésiens, le brouillard se dissipe, la mer de nuage descend d'un cran et le volcan Semeru apparaît, majestueux ! Incroyable ! Puis, petit à petit, les autres volcans apparaissent et finalement nous pouvons voir toute la vallée et la plaine de sable ! Spectacle époustouflant !
Nous quittons le point de vue vers 8h, et commençons la descente. Nous découvrons alors que le chemin était parfois délicat: végétation envahissante, précipices. En revanche nous avons l'agréable surprise de voir que ce chemin fournit une série de points de vue fantastiques sur les volcans. Nous rentrons à l'hôtel vers 10h: déjà 8h que nous sommes levés ! Le temps de prendre une douche froide rapide et nous sautons dans un bus, direction un autre volcan, le Kawah Ijen.
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| Bromo |

3 commentaires:
Salut les routards
Mon premier commentaire sera pour les volcans : à force de voir débarquer des touristes en flots ininterrompus, ils vont finir par se réveiller !
Sinon je suis content de suivre vos aventures sur internet : ça m'évite de me lever à des heures impossibles et de longer des précipices en pleine nuit, expériences que je vous laisse savourer avec toute la fougue de votre jeunesse insouciante.
De mon côté, je me suis contenté hier d'une banale session de reprise à Carro, avec Franck et Jean, qui pensent bien à vous. Puis une petite fête pour l'anniversaire de Marion le soir, et dodo : rien de très passionnant si l'on compare çà avec vos tribulations, mais les plaisirs de la vie se prennent là où on les trouve, et surtout là où l'on se trouve !
En tout cas on se régale à chaque épisode de "Nat et Juju autour du monde" et si la durée de votre périple dépend de votre "audimat", vous n'êtes pas prêts d'être rentrés au bercail !
On vous embrasse
Manu et les minettes...
Salut les aventuriers !
Bravo pour le blog, c'est magnifique !
Félicitations pour les photos et les articles, c'est superbe !
Merci !
C'est lorsque vous avez chaussé vos pantoufles que vous rêvez d'aventure. En pleine aventure, vous avez la nostalgie de vos pantoufles ;)
Bonne route,
Morganito
"les plaisirs de la vie se prennent là où on les trouve, et surtout là où on se trouve". Celle-là je la garde sous le coude.
A vrai dire, je ne serais pas contre rechausser les straps pour un bon coup à San Xorce !
Si t'as des photos de tes exploits dans la peau de Polakow, je suis preneur !
bisous à tous les 4
Ju
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